Vous voulez faire la promotion d’un candidat ou d’une cause qui vous tient à cœur ? Les réseaux sociaux fonctionnent très bien pour ça, mais votre campagne serait encore plus efficace si vos supporters en ligne vous soutenaient aussi hors ligne.

« Chaque groupe pense que ses problèmes sont différents mais, la plupart du temps, ce sont les mêmes », explique Aisha Satterwhite de Blue State Digital, une agence spécialisée dans la stratégie numérique.

Par exemple, on remarque souvent des messages contradictoires dans le cadre d’une même campagne. Ou encore, le message est trop vague, ajoute-elle.

Les cinq conseils suivants vous aideront à personnaliser votre message et ainsi motiver les gens à s’impliquer pour votre cause.

Savoir comment son public communique

Est-ce que les personnes que vous voulez toucher réagissent aux e-mails ? Aux SMS ? Est-ce que la radio, la presse écrite ou d’autres médias plus traditionnels seraient plus efficaces ? Dans la plupart des campagnes, le porte-à-porte fonctionne beaucoup mieux que d’envoyer des centaines d’e-mails.

Pour Macala Wright, stratégiste en marketing numérique, les organisations à but non lucratif dont les moyens sont limités devraient utiliser les ressources gratuites pour apprendre à connaître leur public sur la toile. Avec Google Analytics par exemple, vous pouvez savoir dans quels pays résident les gens qui visitent votre site, où ils vont sur le site et à partir de quel appareil ils se connectent (Smartphone, ordinateur, tablette numérique, etc.). « C’est le genre d’informations que toute organisation peut utiliser pour décider comment communiquer intelligemment », explique-t-elle.

Déterminer sa stratégie de communication

Une bonne campagne doit avoir un message central, ajoute Macala, et la manière dont il est communiqué a un impact direct sur le nombre de personnes qu’il atteint : « Il y a trois bonnes façons de rendre un message attrayant : l’humour, l’inspiration et l’aspect éducatif. Les gens partagent les sujets qui les rendent heureux ou curieux d’en apprendre davantage. »

Inciter son public à agir

Vous savez ce que vous attendez de vos supporters ? Bien, maintenant faites-leur savoir ! Vous voulez qu’ils partagent votre post sur Facebook ? Qu’ils signent une pétition ? Qu’ils assistent à une réunion ? Qu’ils votent pour un candidat ? Si vous faites un appel aux dons, il faut « réfléchir à ce qui vous ferait sortir votre portefeuille et donner de l’argent à quelqu’un. Comment voudriez-vous qu’on vous le demande ? » conseille Aisha.

Pousser les gens à s’engager

Graphique montrant les niveaux d'engagement et les niveaux d'influence en fonction du nombre de personnes touchées (Blue State Digital, Département d’État)
Votre public est-il vraiment engagé ? Ce graphique montre que l’influence peut augmenter à mesure que l’engagement s’intensifie. (Blue State Digital, Département d’État)

C’est facile de convaincre les gens d’« aimer » la page de votre organisation sur Facebook. Par contre, les persuader d’organiser un événement chez eux pour collecter des fonds au profit de votre organisation, c’est plus compliqué. Ce graphique montre les différents barreaux de ce que les stratégistes spécialisés dans les médias appellent l’échelle de l’engagement. En demandant de plus en plus de participation de la part du public – s’inscrire pour recevoir des bulletins d’information électroniques, faire un don, assister à un événement, faire du porte-à-porte pour parler de votre cause – vous pouvez convertir un spectateur passif en militant dynamique.

Tester ses messages

Aisha Satterwhite et Macala Wright insistent toutes les deux sur l’importance d’essayer plusieurs approches et de se baser sur les résultats. Le conseil de Macala pour communiquer sur les réseaux sociaux est d’utiliser le même message de différentes façons. D’abord en posant une question (« Vous êtes-vous déjà demandé d’où viennent les produits que vous consommez ? »), suivie par une information percutante (« Les aliments transformés constituent 70 % des aliments consommés dans votre société »).

« On choisira l’approche à utiliser en fonction de celle qui génère le plus de partages, d’engagement et qui atteint le plus de monde », commente Macala. Elle ajoute aussi qu’il faut constamment essayer de nouvelles méthodes car les comportements sur la toile changent rapidement.