Assurer l’avenir de l’Afrique grâce aux investissements privés

M. Pompeo et d’autres personnes examinant des produits étalés sur une table (Département d’État/Ron Przysucha)
Le secrétaire d’État des États-Unis, Michael Pompeo, et son épouse rencontrent des entrepreneurs à Dakar, lors de leur étape le 16 février au Sénégal, au cours de leur tournée de plusieurs pays africains axée sur l’encouragement de la croissance économique. (Département d’État/Ron Przysucha)

Une véritable libération économique a été la clé aux États-Unis de la plus forte croissance économique dans les annales de l’humanité, et elle peut produire le même résultat en Afrique, a déclaré le secrétaire d’État, Michael Pompeo, le 19 février.

S’adressant à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, à Addis Abeba, M. Pompeo a tracé la voie à suivre pour attirer des investissements et favoriser la création d’emplois.

« Seules les nations accueillantes pour le secteur privé stimuleront suffisamment de croissance, suffisamment d’opportunités, suffisamment de ressources, suffisamment de capitaux pour créer des emplois et assurer la prospérité à l’échelle dont ce continent a besoin », a affirmé le chef de la diplomatie américaine.

L’État de droit, la protection des droits de propriété intellectuelle, l’autonomisation des femmes et la présence de dirigeants qui respectent leur peuple sont essentiels à une croissance économique durable sur un continent où plus de 60 % de la population a moins de 25 ans, a-t-il ajouté.

Le secrétaire d’État a mis en relief le contraste entre le succès du capitalisme à l’américaine et les expériences socialistes impuissantes à créer la prospérité. Et il a félicité les nombreux pays africains des mesures qu’ils ont prises pour libérer l’esprit d’entreprise.

Le Rwanda a accordé des allègements fiscaux aux petites et moyennes entreprises. Le Togo a éliminé les entraves bureaucratiques à l’obtention des permis pour faciliter la prise de décisions économiques. L’Angola lutte contre la corruption et privatise des centaines d’entreprises publiques, a noté M. Pompeo.

De leur côté, les entreprises américaines augmentent leurs investissements en Afrique. La société d’ingénierie Bechtel s’est engagée à construire une route au Sénégal pour relier Dakar à Saint-Louis. Chevron et Coca-Cola étudient la possibilité d’accroître leurs investissements sur le continent.

« Quand les capitaux américains arrivent, ils embauchent des travailleurs sur place », a souligné M. Pompeo.

« Les pays doivent se méfier des régimes autocratiques qui font de vaines promesses, a souligné M. Pompeo. Ils engendrent la corruption et la dépendance, ils n’embauchent pas parmi la population locale, ils ne forment pas. »

Le gouvernement des États-Unis cherche également à stimuler la croissance. L’US International Development Finance Corporation, lancée récemment, et la Women’s Global Development and Prosperity Initiative (W-GDP) visent toutes deux à attirer des investissements du secteur privé dans les pays en développement. La W-GDP prévoit d’autonomiser 50 millions de femmes d’ici 2025, la moitié d’entre elles en Afrique.

« Les États-Unis sont synonymes d’emplois locaux, de responsabilité environnementale, de pratiques commerciales honnêtes, de travail de qualité et de prospérité mutuelle », a affirmé M. Pompeo.

« Ne me croyez pas sur parole : regardez les faits, regardez l’histoire. Nous incarnons un partenariat véritable, une véritable libération économique », a conclu le secrétaire d’État américain.