Au sommet sur les réfugiés, les dirigeants s’engageront à faire plus

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Des gens dans un bateau surchargé, une embarcation plus petite à côté (© AP Images)
Le 29 août, la marine italienne a secouru 700 réfugiés libyens à bord de ce bateau dans la Méditerranée. (© AP Images)

Le 20 septembre, le président Obama ouvrira à New York le Sommet des leaders sur les réfugiés. Objectif : renforcer la volonté des pays à venir en aide aux dizaines de millions de personnes fuyant leur foyer à travers le monde.

Le sommet se tiendra alors que seront rassemblés à New York des dirigeants et des diplomates du monde entier pour la 71e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Il sera coprésidé par Barack Obama et les dirigeants de six autres pays, à savoir l’Allemagne, le Canada, l’Éthiopie, la Jordanie, le Mexique et la Suède, tous déjà considérablement engagés dans la réponse humanitaire à la crise.

Logo for Leaders' Summit on Refugees (State Dept.)
(Département d’État)

L’afflux massif de réfugiés et de migrants dans le monde aujourd’hui dépasse l’exode des populations déracinées après la Seconde guerre mondiale. Selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés, 65 millions de personnes ont fui leur foyer à la recherche d’un endroit plus sûr, parmi lesquelles 21 millions de réfugiés. La crise syrienne a énormément contribué à cet afflux, environ le quart du total des réfugiés provenant de ce pays. D’autres groupes ont fui, entre autres, la Somalie, la Birmanie, la Colombie et le Nigeria.

Le but du Sommet des leaders est d’élargir l’éventail des donateurs et d’obtenir de nouveaux engagements dans trois domaines :

  • Accroître le nombre de pays qui répondent régulièrement aux appels à l’aide humanitaire lancés par l’ONU, et augmenter d’au moins 3 milliards de dollars – de 10 milliards à 13 milliards de dollars – les dons suite aux appels lancés par d’autres organisations humanitaires internationales.
  • Faire en sorte que les pays accueillent davantage de réfugiés via des programmes de réinstallation ou d’autres canaux légitimes.
  • Aider 1 million de plus d’enfants réfugiés à aller à l’école et autoriser 1 million de plus de réfugiés adultes à travailler légalement.

Susan Rice, la conseillère du président Obama pour la sécurité nationale, fait remarquer que de nombreux appels humanitaires demeurent sous-financés bien que la réponse des pays ait atteint un niveau record. « De grands nombres de réfugiés ont recours à des réseaux dangereux et illicites de passeurs dans leur recherche d’un endroit sûr, et des millions d’autres se retrouvent en situation de dépendance à long terme du premier pays d’accueil où ils n’ont accès ni à un emploi légitime ni à l’éducation », note-t-elle par ailleurs.

À la veille du Sommet des leaders, l’Assemblée générale de l’ONU convoquera séparément une réunion de haut niveau pour inviter les pays à adopter ensemble une approche plus humaine et coordonnée à l’aide aux réfugiés et aux migrants.