Avec la liberté et la justice pour tous… l’avancée des droits LGBTI aux USA

Un homme et sa mère, qui est assise sous un parasol devant une pancarte « Les grands-mères pour les gays », passent devant le bar Stonwall Inn à New York à bord d’un char. (© AP Images)
Un homme et sa mère, qui est assise sous un parasol devant une pancarte « Les grands-mères pour les gays », passent devant le bar Stonewall Inn à New York à bord d’un char, à l’occasion de la Gay and Lesbian Pride, le 25 juin 1989. Vingt ans plus tôt, le bar était le théâtre d’émeutes qui ont fait naître le mouvement LGBTI. (© AP Images)

Le mouvement pour la protection des droits lesbiens, gays, bisexuels, transgenres et intersexes (LGBTI) s’inscrit dans une longue tradition américaine de défense des droits des minorités.

Une tradition qui débute lorsque le président Ulysses S. Grant promulgue la loi sur les droits civiques de 1871*. Première loi au monde à avoir soutenu les droits d’une catégorie entière de personnes, ce texte est voté pour protéger les Afro-Américains contre les attaques du Ku Klux Klan, une organisation blanche raciste.

Avec l’industrialisation du début du XXe siècle, la population rurale se déplace en masse vers les villes. Des communautés LGBTI commencent à se former en zone urbaine à travers tous les États-Unis.

En 1924, la Society for Human Rights* devient la première organisation connue de défense des droits des gays. D’autres organisations suivent : la Mattachine Society, première organisation nationale pour les droits gays, fondée en 1950, puis les Daughters of Bilitis, une organisation de défense des droits des lesbiennes, créée en 1955.

En 1962, l’Illinois devient le premier État américain à décriminaliser les relations homosexuelles pratiquées en privé, entre adultes consentants.

Et le 27 juin 1969, les émeutes de Stonewall marquent un tournant dans la lutte pour la défense des droits des personnes LGBTI : une campagne menée jusqu’ici par un groupe de militants relativement petit se transforme en un mouvement national.

Photo en noir et blanc, montrant des manifestants qui se tiennent par la main et brandissent des pancartes avec des messages pro-gays. (© AP Images)
Des militants pour les droits LGBTI manifestent au Sheridan Square, à New York, avant le début d’une marche à travers Manhattan, le 8 juin 1977. (© AP Images)

En 1973, l’association américaine des psychiatres (APA) retire l’homosexualité de la catégorie des maladies mentales. Et le 14 octobre 1979, la Marche nationale sur Washington pour les droits gays rassemble quelque 75 000 gays, lesbiennes, bisexuels et transgenres et leurs alliés hétérosexuels, et propulse le débat des droits LGBTI sur le devant de la scène nationale.

Ces 30 dernières années, des millions d’Américains se sont rendu compte que beaucoup de personnes LGBTI se trouvent dans leur entourage – que ce soit un voisin, un collègue, un ami ou un membre de leur famille. Grâce à cette reconnaissance, et à l’image positive des personnes LGBTI véhiculée par la télévision et le cinéma américains, les personnes LGBTI sont mieux acceptées par la société et elles bénéficient de plus de soutien pour obtenir l’égalité des droits en tant que citoyens américains.

D’après de récents sondages, les jeunes Américains, notamment, soutiennent majoritairement les droits LGBTI.

Le mariage gay est aujourd’hui légal dans l’ensemble du pays, depuis l’arrêt historique de la Cour suprême des États-Unis en date du 26 juin 2015. Ce jour-là, la plus haute instance judiciaire des États-Unis a décrété que toutes les juridictions du pays étaient tenues de délivrer des certificats de mariage aux couples homosexuels et de reconnaître ce type d’union, dans quelque État que le mariage ait eu lieu.

 

*en anglais