Canard boiteux et queue-de-pie : vocabulaire des élections

Vous avez déjà essayé de suivre une campagne électorale aux États-Unis en anglais ? Vous devez vous demandez parfois ce qui passe par la tête des journalistes.

Le Congrès est-il en train de flipper (Congress flipping) à l’idée que des queues-de-pie pourraient remporter des victoires (coattails victories) qui feraient venir un canard boiteux (lame duck) à la Chambre des représentants ou au Sénat ? Quel galimatias !

Rassurez-vous, rien de tout cela. Une petite mise au point s’impose. Voici trois expressions à connaître :

Lame duck

Illustration d’un canard, une patte dans le plâtre, qui marche à l’aide de béquilles (Département d’État/D. Thompson)
(Département d’État/D. Thompson)

Le terme lame duck (canard boiteux) s’emploie pour désigner une personnalité élue dont le successeur vient de remporter une élection. L’élu sortant est en position de faiblesse, politiquement parlant, parce que son mandat se termine. Par extension, la session du Congrès après les élections et avant l’ouverture de la législature suivante, avec la nouvelle fournée de députés et de sénateurs, est dite une session lame duck.

Congress flipping

Illustration d’une main qui donne une chiquenaude au Congrès (Département d’État/D. Thompson)
(Département d’État/D. Thompson)

Ici, le verbe to flip a le sens de « basculer rapidement, comme si on lui avait donné une chiquenaude ». Le Congrès se compose de la Chambre des représentants et du Sénat. Si le même parti est majoritaire dans ces deux organes, c’est lui qui tient les commandes du Congrès. Mais si les législateurs de l’autre parti sont suffisamment nombreux à être élus pour devenir majoritaires à leur tour, le Congrès bascule (flips), comme si on lui avait donné une chiquenaude.

Coattails

Illustration d’un politicien qui marche sur les basques d’un autre politicien (Département d’État/D. Thompson)
(Département d’État/D. Thompson)

Le terme coattails désigne les basques plongeantes à l’arrière d’un habit. Les queues-de-pie, comme on les appelle aussi. En politique, aux États-Unis, on emploie ce mot pour parler de la capacité qu’a un élu ou un candidat populaire d’accroître les chances de succès d’autres candidats du même parti. On dit de cette personne qu’elle mène les autres à la victoire sur ses basques.

 

Graphique disant « Élections 2016 » (Département d’État/J. Maruszewski)