C’est un fait : une surface foncée absorbe la lumière et se réchauffe, tandis qu’une surface claire reflète la lumière et reste plus froide.

Et quand cette surface mesure environ 15 millions de kilomètres carrés, imaginez l’effet que peut avoir l’absorption ou la réflexion de la lumière du soleil sur l’environnement qui l’entoure !

La suie noire générée par la combustion de carburants à base de carbone dans le monde entier retombe dans l’océan Arctique. Elle couvre la banquise, absorbe la chaleur et accélère la fonte des glaces. C’est ce qui explique en partie que les phénomènes liés au changement climatique se produisent plus rapidement dans l’Arctique.

Les huit nations limitrophes de l’océan Arctique ont décidé de s’attaquer au problème de la suie. En avril, le Conseil de l’Arctique* a adopté un accord-cadre sur un plan d’action contre les émissions de suie et de méthane.  Voici ses objectifs :

Un homme debout, à côté de chaume qui brûle dans un champ. (Shutterstock/think4photop)
Brûler les chaumes de l’année précédente dans les champs est une pratique courante qui génère de la suie. (Shutterstock/think4photop)
  • Compilation des inventaires nationaux d’émissions de suie et de méthane ;
  • Rapports des pays sur les mesures déployées au niveau national pour atténuer le problème ; et
  • Plus grande coopération internationale pour réduire la quantité de ces polluants dangereux.

Au début de son mandat de deux ans à la présidence du Conseil de l’Arctique, le secrétaire d’État américain John Kerry* a promis d’encourager les membres à adopter ces mesures.

Erika Rosenthal, avocate au sein de l’ONG Earthjustice, a participé à la rédaction de l’accord-cadre sur le carbone, en tant que représentante des intérêts des peuples de l’Arctique. Dans un blog*, elle estime que l’adoption de l’accord-cadre « est une occasion formidable d’aider la région à réduire réellement ses émissions et à établir un précédent pour les mesures collectives dans l’Arctique afin d’atténuer les effets du changement climatique ».

Les mesures prises à l’échelle internationale pour limiter ces polluants de courte durée de vie ont commencé en 2012, avec la formation de la Coalition pour le climat et l’air pur. Cette organisation, qui relève du Programme des Nations unies pour l’environnement, est composée de 100 membres qui représentent des pays, des organisations internationales et des industries du secteur privé. Ils participent tous à une vaste gamme d’activités visant à réduire les polluants de courte durée*.

 

*en anglais