La dépravation du régime iranien dépasse l’entendement

Des dizaines de personnes portant des casques de chantier parmi des décombres et des bâtiments détruits (© Alejandro Pagni/AP Images)
Des secouristes fouillent les décombres de l’Association mutuelle israélite argentine, le 18 janvier 1994. (© Alejandro Pagni/AP Images)

Depuis que les fondamentalistes islamiques ont renversé le gouvernement iranien en 1979, le monde est témoin d’actes d’agression contre d’autres pays et d’autres civils ainsi que contre le peuple iranien lui-même. Par des attaques contre des ambassades – le symbole même de la diplomatie et des relations pacifiques entre nations – des prises d’otages, le meurtre d’exilés et le terrorisme pur et simple, les mollahs bafouent le droit international en laissant un bain de sang dans leur sillage.

« L’Iran commet des actes d’agression non provoqués depuis très longtemps, depuis maintenant 40 ans, contre son propre peuple, contre ses voisins et, en fait, contre la civilisation elle-même, a déclaré le secrétaire d’État Mike Pompeo. Que ce soit en assassinant et en torturant ses propres ressortissants, en tuant des Américains du Liban à l’Irak, en offrant l’asile à Al-Qaïda encore aujourd’hui, l’Iran sème la destruction depuis 40 ans et, malheureusement, les conséquences pour lui sont moindres. »

En voici quelques exemples.

Irruptions dans les ambassades

Un groupe d’hommes en train de renverser une voiture (© Khalid Mohammed/AP Images)
Des manifestants soutenus par l’Iran font irruption dans le complexe de l’ambassade des États-Unis à Bagdad, le 31 décembre 2019. (© Khalid Mohammed/AP Images)

Selon le droit international, les ambassades sont inviolables. Cela signifie qu’un pays hôte n’a pas le droit d’y entrer sans autorisation et, en vertu de la Convention de Genève, doit les protéger « contre toute intrusion ou tout dommage et pour empêcher que l’ordre n’y soit troublé ou qu’il ne soit porté atteinte à sa dignité ».

Peu après la révolution de 1979, des radicaux iraniens ont pris d’assaut l’ambassade des États-Unis à Téhéran et retenu en otage 52 Américains pendant 444 jours. Le régime clérical les a laissé faire et, aujourd’hui, les preneurs d’otages occupent encore des postes à responsabilité dans le gouvernement iranien.

De même, le régime était derrière l’attaque du 31 décembre contre l’ambassade des États-Unis à Bagdad. Le général Qassem Soleimani en était l’architecte principal. Ces adeptes, les chefs des milices soutenus par l’Iran, ont rallié des foules devant l’ambassade et ainsi encouragé l’attaque.

Prises d’otages

Les prises d’otages par le régime iranien ne s’arrêtent pas aux ambassades. Depuis la crise des otages de 1979, le régime utilise des personnes comme monnaie d’échange pour extorquer de l’argent ou des concessions politiques à d’autres gouvernements. Les étrangers qui travaillent, étudient ou rendent visite à leurs proches en Iran sont des cibles fréquentes de prises d’otages.

Une affiche avec trois photos de Robert Levinson (© Manuel Balce Ceneta/AP Images)
Cette affiche du FBI datant de 2012 montre des photos de Robert Levinson, agent du FBI à la retraite. (© Manuel Balce Ceneta/AP Images)

Les citoyens de double nationalité comme l’homme d’affaires américano-iranien Siamak Namazi et la travailleuse humanitaire anglo-iranienne Nazanin Zaghari-Ratcliffe sont les cibles particulières du courroux du régime. Robert Levinson, agent du FBI à la retraite, est porté disparu en Iran depuis plus de 12 ans. Le programme « Rewards for Justice » offre une récompense allant jusqu’à 20 millions de dollars en échange d’informations qui permettraient de le retrouver sain et sauf.

Meurtres d’exilés

Le régime iranien assassine ses propres citoyens qui vivent à l’étranger dans une tuerie à l’échelle mondiale.

Les cibles sont parfois d’anciennes personnalités politiques comme Shapour Bakhtiar, ancien Premier ministre en exil, tué le 6 août 1991 à son domicile de la banlieue parisienne. Ou l’assassinat, le 13 juillet 1989, du dissident kurde iranien en mission à Vienne. Ou encore le meurtre d’un membre du Conseil national de la résistance iranienne à Istanbul, le 20 février 1996. Et ces assassinats ne se limitent pas à des opposants politiques. Des écrivains et autres intellectuels figurent parmi les cibles privilégiées du régime.

Soutien du terrorisme

Deux hommes à la fenêtre d’un cockpit, l’un d’eux avec un révolver à la main (© Nabil Ismail/AFP via Getty Images)
Le 14 juin 1985 à Athènes, des terroristes du Hezbollah ont détourné un avion de ligne de la TWA avec 153 personnes à bord. Les preneurs d’otages ont tué un Marine américain qui était à bord. (© Nabil Ismail/AFP via Getty Images)

Le régime clérical iranien est toujours l’État qui soutient le terrorisme le plus à travers le monde, même s’il se retranche derrière ses forces mandataires pour s’occuper de ses basses besognes. Le Hezbollah se démarque en la matière. En juin 1985, il a détourné le vol 847 de la TWA à Athènes. Les attentats à la bombe à Paris entre décembre 1985 et juin 1986 ont fait 12 morts et 200 blessés.

Le 18 juin 1994, le régime iranien a fourni son soutien à un kamikaze du Hezbollah qui a foncé avec une camionnette pleine d’explosifs dans l’Association mutuelle israélite argentine à Buenos Aires. L’attentat a fait 85 morts, dont un petit garçon de 5 ans, et 300 blessés.

En juillet 2012, les autorités ont arrêté un agent iranien qui surveillait une synagogue à Sofia (Bulgarie).

Quand M. Pompeo déclare que les États-Unis cherchent « à convaincre le régime iranien de se comporter comme un pays normal », il veut dire que l’Iran doit cesser de perpétrer ce genre d’actions.