La fête de Kwanzaa, une célébration du patrimoine africain aux États-Unis

Le mot kwanzaa signifie « fruits précoces » en swahili. C’est aussi le nom d’un festival de sept jours qui rend hommage à l’héritage africain dans la culture afro-africaine. Pour les Américains, la fête annuelle de Kwanzaa, du 26 décembre au 1er janvier, est une célébration de la famille et de la communauté avec toutes sortes de manifestations où la musique, la danse, la poésie, le storytelling et les arts plastiques sont au rendez-vous.

La fête de Kwanzaa a été établie en 1966 par Maulana Karenga afin de donner aux Africains-Américains une occasion solennelle de renouer avec leur culture et patrimoine africains. « Kwanzaa est une fête culturelle et non pas religieuse », précise Maulana Karenga, et c’est donc une fête que peuvent célébrer les Africains et les Africains-Américains de toutes les religions.

Son créateur a choisi le swahili, la langue africaine la plus parlée, pour nommer et communiquer ce que représente cette fête. Il explique que les couleurs de Kwanzaa sont le noir pour symboliser les personnes, le rouge, leur lutte et le vert, l’emblème de l’avenir et de l’espoir né de ce combat.

Pendant la fête de Kwanzaa, ceux qui la célèbrent allument chaque soir une des sept bougies placées dans un candélabre appelé « kinara ».

Des mains tapant sur des tambours avec des enfants qui les écoutent à l’arrière-plan (© Kathryn Scott Osler/The Denver Post via Getty Images)
Des personnes jouent du tambour pour marquer le début des célébrations de Kwanzaa. (© Kathryn Scott Osler/The Denver Post via Getty Images)

Les sept jours et bougies de Kwanzaa représentent sept principes ancrés dans la tradition africaine et sur lesquels, tout au long de la semaine, méditent ceux qui célèbrent la fête :

  • l’unité (Umoja en swahili) – unir les familles, les communautés et la nation ;
  • l’auto-détermination (Kujichagulia)– veiller à ce que les gens définissent eux-mêmes leur identité et assument la responsabilité de leur comportement ;
  • le travail et la responsabilité solidaires (Ujima) – s’entraider et œuvrer pour renforcer les communautés et les soutenir sur la durée ;
  • l’économie solidaire (Ujamaa)– bâtir et soutenir des commerces appartenant à des Africains-Américains ;
  • le but (Nia) – commémorer les cultures, les coutumes et l’histoire africaines et afro-américaines ;
  • la créativité (Kuumba)– faire preuve d’imagination pour améliorer et embellir les communautés ;
  • la confiance (Imani)– avoir confiance dans les familles, les dirigeants, les enseignants et les leaders des communautés, et leur apporter son soutien.

Cet article a été initialement publié le 19 décembre 2017.

*en anglais