Satya Nadella, le PDG de Microsoft, et deux enfants, regardant l’écran d’un ordinateur (© AP Images)
Des élèves participent à un stage de programmation informatique avec Satya Nadella (au centre), le PDG de Microsoft. (© AP Images)

Vous voulez apprendre une nouvelle langue, mais la grammaire vous rebute, les listes de vocabulaire vous intimident, et vous êtes persuadé que vous ne perdrez jamais votre accent. La solution ? Apprenez la programmation informatique !

« Le langage de la programmation est une langue universelle, le langage de la résolution de problèmes », affirme Dona Sarkar, directrice du programme Windows Insider à Microsoft. Et c’est un langage dont Microsoft veut encourager la maîtrise. Aux États-Unis et à l’étranger.

Récemment, un de ses magasins à New York a fait venir un groupe d’élèves pour leur apprendre les rudiments de cette nouvelle langue. À Lagos, elle tend la main à de jeunes entrepreneurs.

Commencer tôt

Tous les sites et les applications mobiles sont créés en utilisant divers langages de programmation, comme Java ou C++, dont les principes de base peuvent être enseignés à un enfant de 4 ans.

À New York, les jeunes stagiaires ont utilisé le jeu vidéo Minecraft pour s’initier à la programmation. En reliant des blocs virtuels de codes intégrés correspondant à des ordres simples, comme « aller tout droit » et « tourner à gauche », ils peuvent programmer leurs personnages et les regarder se déplacer sur l’écran.

Entrepreneurs à l’étranger

Microsoft collabore avec l’association Code.org pour organiser des stages dans ses magasins aux États-Unis, et donne également un coup de pouce à la future génération d’informaticiens en Afrique, en fournissant du matériel informatique à 25 jeunes entrepreneurs de Lagos, au Nigeria, ainsi que des formations techniques et sur la gestion d’entreprise pour les aider à lancer leurs start-ups.

Dona Sarkar est à l’origine de l’initiative au Nigeria, qui s’inscrit dans le cadre du programme Windows Insider. Les entrepreneurs participent à un programme de six mois, qui commence ce mois-ci et se terminera en juin. Dans l’idéal, ils auront un produit ou un service viable à proposer qui se vendra sur le marché.

Dona Sarkar a vu se développer des start-ups comme OneTrack, qui propose des équipements de sécurité pour les enfants, tels que des sacs à dos équipés d’une fonctionnalité de localisation sur application mobile.

Tout le monde y gagne

L’échange culturel s’est avéré enrichissant pour toutes les parties concernées.

« Nous étions en train de faire de la programmation un soir (…) on travaillait sur des prototypes. Les lumières se sont éteintes. Nous nous sommes tous arrêtés en nous disant “Oh zut, il n’y a plus de lumière. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?” Mais les programmeurs nigérians ont continué à taper. Ils ont l’habitude des coupures d’électricité », se souvient Dona.

Cet incident a été instructif concernant les obstacles d’infrastructure que rencontrent certains des utilisateurs de Microsoft. Les chercheurs sont davantage conscients de ces obstacles quand ils développent des produits. L’entreprise travaille sur les fonctionnalités hors ligne de ses produits, indique Dona. « Nous ne pouvons pas nous limiter à ne fabriquer des produits que pour les environnements que nous connaissons », explique-t-elle.

Cet article se fonde sur du contenu de la Voix de l’Amérique.

 

*en anglais