Quand vous regardez un tigre, que voyez-vous ? Une fourrure orange avec des rayures blanches, n’est-ce pas ? Les trafiquants d’animaux sauvages, eux, voient autre chose : de l’or sur pattes.

Le tigre est prisé pour ses organes qui sont utilisés en médecine traditionnelle chinoise, et certaines cultures asiatiques le considèrent comme un symbole de statut social. Selon les experts, il n’en resterait aujourd’hui que 3 200 à l’état sauvage, leur disparition étant due à la chasse et à d’autres menaces. Si nous n’agissons pas dès maintenant, ils pourraient complètement disparaître en quelques décennies.

C’est là que l’Accord de Partenariat transpacifique (TPP) intervient. Un accord de libre-échange n’est peut-être pas la première chose qui vient à l’esprit pour protéger les tigres du trafic d’animaux, mais le TPP n’est pas un accord comme les autres.

Le TPP, l’accord commercial le plus progressiste de l’histoire, mettra en place des normes environnementales qui permettront de lutter contre le trafic d’animaux sauvages ainsi que la surpêche dans les pays signataires.

Découvrez certains des animaux qui pourraient être sauvés par le TPP :

Le singe langur

Singe langur (Flickr/Troup Dresser)
(Flickr/Troup Dresser)

Le singe langur, qui vit au Vietnam, fait partie des primates les plus menacés à travers le monde. Il est recherché pour ses prétendues vertus médicales.

Le requin-marteau

Requin-marteau nageant dans un banc de petits poissons (Flickr/Barry Peters)
(Flickr/Barry Peters)

Le commerce de nageoires de requins, ingrédient utilisé dans des soupes asiatiques, menace trois espèces de requins-marteaux. Ces requins sont aussi victimes de prise accessoire, c’est-à-dire qu’ils sont capturés accidentellement dans les filets de pêche.

L’éléphant

Deux éléphants, un adulte et un petit, dans la savane (U.S. Fish and Wildlife Service/Michelle Gadd)
(USFWS/Michelle Gadd)

La demande de produits en ivoire dans les pays riches d’Asie entraîne la recrudescence du braconnage, la menace la plus pressante pour les éléphants aujourd’hui.

La tortue de mer

Une tortue de mer, nageant dans l’océan (Flickr/Jurriaan Persyn)
(Flickr/Jurriaan Persyn)

En dépit de lois qui la protègent dans de nombreux pays, la tortue de mer est chassée pour sa chair et ses œufs. Dans certains pays tropicaux, c’est une source de nourriture et de revenus.

Le rhinocéros

Un rhinocéros dans la nature, en train de manger des feuilles (Flickr/Willem v Strien)
(Flickr/Willem v Strien)

Le commerce de corne de rhinocéros est illégal depuis 1977, mais la demande reste élevée. Dans certains pays asiatiques, on attribue des vertus médicinales à cette corne.

La tortue étoilée

Une tortue étoilée rampant sur le sable (Flickr/Dhammika Heenpella)
(Flickr/Dhammika Heenpella)

Recherchée pour sa jolie carapace, la tortue étoilée est en train de disparaître rapidement de son milieu naturel pour se retrouver sur les marchés d’animaux exotiques à travers l’Asie.

Le pangolin

Bébé pangolin, roulé en boule dans les mains d’une personne (© AP Images)
(© AP Images)

Mammifère le plus menacé par le braconnage, le pangolin est prisé pour sa chair considérée comme un mets délicat ainsi que pour ses prétendues vertus médicales, notamment en Chine et au Vietnam.

La conure à joues d’or

Une conure à joues d’or, perchée sur une branche (Flickr/Francesco Veronesi)
(Flickr/Francesco Veronesi)

Environ un millier de conures à joues d’or vivent dans les Andes de Colombie. Un moment crue disparue, elle fait aujourd’hui partie des espèces menacées.