Le monde monte au créneau pour les Vénézuéliens

Le gouvernement par intérim du Venezuela a invité les pays qui sont émus par la crise humanitaire actuelle à se rendre au siège de l’Organisation des États américains (OEA) à Washington, le 14 février.

Gustavo Tarre, représentant permanent du Venezuela auprès de l’OEA, a dit de la réunion qu’elle était comme la Saint Valentin du monde pour le Venezuela. « Le seul objectif de la conférence, dit-il, est de soulager la souffrance du peuple vénézuélien, à la fois sur le territoire vénézuélien, mais aussi dans les pays » qui ont décidé d’apporter leur concours.

Elliott Abrams, le représentant spécial des États-Unis pour le Venezuela, a rappelé l’engagement du gouvernement américain à fournir une aide de 20 millions de dollars, et même davantage à l’avenir. Dans son ensemble, la communauté internationale s’est engagée à hauteur de plus de 100 millions de dollars pour porter assistance au peuple vénézuélien. Des délégués d’Allemagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, du Canada, des États-Unis, d’Argentine et de Taïwan sont parmi ceux qui ont promis leur aide financière.

Liste animée des pays ayant fait des promesses de dons pour aider le Venezuela (Département d'État)

Francisco Valencia, de la Coalition des organisations pour le droit à la santé et à la vie (CODEVIDA), a évoqué la situation des 300 000 Vénézuéliens souffrant de graves problèmes de santé qui sont privés de traitements depuis deux ans à cause de la crise économique créée par Nicolas Maduro et ses acolytes. Cinq mille personnes sont mortes du sida, faute d’accès aux médicaments que conservait le réseau illégitime de Maduro « comme si c’était de la poussière d’or », a déploré M. Valencia.

« Les organisations des droits de l’Homme dénoncent cet état de fait depuis 2014 », a pour sa part déclaré Manuela Bolivar, membre de l’Assemblée nationale du Venezuela, qui s’exprimait par vidéo.

Le 23 janvier, Juan Guaido, président de l’Assemblée nationale du Venezuela, a assumé les responsabilités de président par intérim.

Lors de la conférence des donateurs réunis à Washington le 14 février, les Pays-Bas ont mis l’île de Curaçao, dans les Caraïbes, à la disposition de la communauté internationale pour en faire une plaque tournante de l’aide destinée au Venezuela. L’Argentine s’est dotée d’un groupe de travail qui sera prêt à contribuer à l’effort de reconstruction une fois que la crise aura pris fin.

« Nous savons qu’aujourd’hui marque seulement un début, a déclaré M. Abrams. Avec leurs partenaires démocratiques dans la région et à travers le monde, les États-Unis feront tout ce qui est en leur pouvoir pour soutenir le gouvernement légitime et démocratique du Venezuela ainsi que le peuple vénézuélien. »