L’économie iranienne chancelle sous l’effet des sanctions américaines

La campagne de pression maximale du gouvernement Trump fait des ravages dans l’économie iranienne, et elle se poursuivra* tant que le régime iranien persistera dans son comportement déstabilisateur.

Les sanctions américaines contre le principal soutien du terrorisme dans le monde ont un effet profond, et pratiquement tous les indicateurs montrent que l’économie iranienne chancelle.

Le PIB de l’Iran devrait diminuer de 6 % en 2019 (Source : FMI)

Les sanctions visant les exportations pétrolières de l’Iran privent le régime de milliards de dollars de revenus que la force Qods de son Corps des Gardiens de la révolution islamique dépenserait autrement pour soutenir le Hezbollah, le Hamas et d’autres groupes terroristes.

Bijan Zanganeh, ministre iranien du pétrole, a déclaré en juin que les exportations de brut étaient même plus faibles que pendant la guerre irano-irakienne des années 1980, lorsque les champs de pétrole du pays étaient attaqués.

« Notre situation est pire que pendant la guerre », aurait-il constaté, selon l’Associated Press. « Nos exportations ne connaissaient pas un tel problème quand Saddam visait nos installations. Maintenant, nous ne pouvons pas exporter de pétrole labellisé Iran. »

Les exportations pétrolières de l’Iran tombent à 230 000 barils par jour (Sources : FARDA ; données du gouvernement américain)

De son côté, le peuple iranien s’en sort difficilement à cause de la hausse des prix, alors que le régime se concentre sur l’exportation du terrorisme au lieu d’alléger les souffrances dans le pays. L’inflation a atteint 48 %, et les prix des légumes et de la viande ont plus que doublé depuis l’année dernière.

S’exprimant à la télévision d’État iranienne au début de l’année, le président Hassan Rouhani a résumé ainsi la situation : « Aujourd’hui, le pays est confronté à la pression et aux sanctions économiques les plus dures depuis 40 ans. »

La pression maximale sera maintenue jusqu’à ce que l’Iran se comporte comme un pays normal.

L’inflation en Iran se situe à 48 %, et le rial a perdu de sa valeur par rapport au dollar en 2018. (Sources : FARDA ; RFE/RL)

 

*en anglais