Navires de guerre naviguant en formation (DOD/U.S. Navy Petty Officer 3rd Class Leon Wong)
Des bâtiments des forces militaires navales indienne, japonaise et américaine naviguant en formation dans le golfe du Bengale. (DOD/U.S. Navy Petty Officer 3rd Class Leon Wong)

Les deux plus grandes démocraties du monde cherchent à renforcer leurs relations, qui sont déjà bien solides.

Trois marins portant des casques audio accoudés au bastingage d’un navire (DOD/U.S. Navy Petty Officer 3rd Class Leon Wong)
Des marins de l’Indian Navy à bord de l’USS Nimitz dans le golfe du Bengale, en 2017. (DOD/U.S. Navy Petty Officer 3rd Class Leon Wong)

L’Inde conduit plus d’exercices militaires avec les États-Unis qu’avec aucun autre partenaire. Ces liens militaires étroits seront à l’ordre du jour des entretiens, le 6 septembre à New Delhi, du secrétaire d’État des États-Unis Mike Pompeo et du secrétaire à la Défense Jim Mattis avec leurs homologues indiens, la ministre des Affaires étrangères Sushma Swaraj et la ministre de la Défense Nirmala Sitharaman. Ce sera la première rencontre de ce type entre les deux nations.

« Le dialogue est un signe du renforcement du partenariat stratégique entre nos deux pays et de l’émergence de l’Inde en tant que pays qui endosse le rôle de “net security provider” dans la région », a déclaré la porte-parole du département d’État Heather Nauert, le 29 août.

Mike Pompeo a récemment annoncé une nouvelle initiative dans le golfe du Bengale, dont les voies maritimes relient l’océan Indien à l’Asie de l’Est. Avec d’autres pays, notamment l’Inde, le Bangladesh et le Sri Lanka, les États-Unis échangeront des données relatives au transport maritime commercial dans le but d’améliorer la sécurité et de réagir aux menaces émergentes.

« Quand on parle d’un bassin Indo-Pacifique “libre”, cela signifie que nous voulons que toutes les nations puissent protéger leur souveraineté de la coercition d’autres pays. Sur le plan national, “libre” signifie que les nations s’engagent à faire preuve de bonne gouvernance et à défendre les libertés et les droits fondamentaux de leurs citoyens », a déclaré M. Pompeo en juillet dernier.

« Quand nous parlons d’un bassin Indo-Pacifique “ouvert”, nous voulons que toutes les nations jouissent d’un libre accès aux mers et aux voies aériennes. Nous souhaitons parvenir à une résolution pacifique des conflits territoriaux et maritimes. C’est primordial pour la paix internationale et pour que les pays puissent atteindre leurs objectifs nationaux », a ajouté le secrétaire d’État.

Des marins marchant à côté d’hélicoptères sur le pont d’un bâtiment de combat (DOD/U.S. Navy Petty Officer 2nd Class Holly L. Herline)
L’amiral Biswajit Dasgupta de l’Indian Navy (au centre) à bord de l’USS Nimitz, dans le golfe du Bengale, en 2017. (DOD/U.S. Navy Petty Officer 2nd Class Holly L. Herline)

Les États-Unis participent au financement d’entraînements et d’exercices militaires avec l’Inde et établissent des « critères spécifiques de mesures des progrès du renforcement du statut de l’Inde comme partenaire important de défense ainsi que de la coopération en matière de défense et de sécurité », selon la législation sur le budget 2019 des dépenses de défense des États-Unis.

Les États-Unis et l’Inde ont également travaillé ensemble au cours des trois dernières années pour renforcer la participation des pays d’Afrique partenaires dans les missions de maintien de la paix par le biais de trois cours organisés à New Delhi et d’une équipe mobile d’entraînement indo-américaine, qui a été déployée en Zambie en février dernier pour dispenser une formation médicale sur le terrain.