Les Iraniens souffrent pendant que le régime finance le terrorisme

Le régime continue de financer des activités terroristes à l’étranger alors que les Iraniens ont à peine de quoi acheter du pain, des yaourts et d’autres produits de base.

L’année dernière, le gouvernement iranien a dépensé 6,4 milliards de dollars pour la force Qods du Corps des gardiens de la révolution islamique (FQ-CGRI), un groupe que les États-Unis ont placé sur la liste des organisations terroristes parce qu’il soutient le Hezbollah, le Hamas et d’autres organisations terroristes étrangères, et qu’il planifie des attentats en Europe.

Image animée de personnes regardant un robinet à sec et d’un terroriste qui fait sortir des billets d’un robinet (Département d’État/D. Thompson)
(Département d’État/D. Thompson)

Dans le même temps, l’économie de l’Iran a reculé de près de 5 %, et l’inflation est passée de 23 % à 35 %. Résultat : les Iraniens ordinaires ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Le prix des légumes, par exemple, a fait un bond de 155 % en avril par rapport à l’année précédente, et le prix de la viande a augmenté de 117 %, selon des rapports publiés. Et malgré tout, l’Iran n’a pas cessé d’exporter le terrorisme.

« Ce régime, contrairement à la plupart des régimes dans le monde, se sert des revenus du pétrole pour soutenir le terrorisme, financer des organisations terroristes et financer son programme de missiles », a dénoncé le représentant spécial des États-Unis pour l’Iran, Brian Hook, en août dernier.

Les États-Unis ont récemment désigné quatre hommes pour avoir aidé la FQ-CGRI à remplir les coffres du Hamas. « Ces facilitateurs ont acheminé, par l’intermédiaire du Hezbollah au Liban, des dizaines de millions de dollars de la force Qods au Hamas pour financer des attentats terroristes depuis la bande de Gaza », a déclaré la sous-secrétaire chargée du terrorisme et du renseignement financier, Sigal Mandelker, le 29 août, lors de l’annonce des sanctions.

Ces dernières années, des complots terroristes de la FQ-CGRI ont été déjoués dans de nombreux pays, dont l’Allemagne, la Bosnie, la Bulgarie, le Kenya, Bahreïn et la Turquie. Et le régime a fait parvenir au moins 16 milliards de dollars depuis 2012 au régime d’Assad et à d’autres mandataires en Syrie, en Irak et au Yémen.

Augmentation des dépenses pour réprimer le peuple iranien

Malgré la contraction de l’économie, le régime augmente ses dépenses de répression. Son projet de budget 2019-2020 accorde une augmentation de 32 % au ministère iranien du Renseignement, qui surveille et réprime les Iraniens, indique un rapport de la Foundation for the Defense of Democracies (FDD), un groupe de réflexion à Washington.

En 2018, la force de maintien de l’ordre qui surveille les Iraniens a bénéficié d’une hausse colossale de 84 %, selon l’International Institute for Strategic Studies (IISS), un groupe de réflexion à Londres. Le durcissement de la sécurité intérieure fait suite aux manifestations qui ont dénoncé la mauvaise gestion de l’économie et le financement du CGRI par le régime.

Selon Saeid Golkar, spécialiste du Moyen-Orient et professeur de sciences politiques à l’université du Tennessee à Chattanooga, le renforcement des forces de sécurité intérieure en période de crise est une procédure courante des régimes oppressifs qui ne se soucient que d’eux-mêmes.

« Le citoyen lambda n’a jamais été important, il n’est pas important et il ne sera jamais important pour la République islamique d’Iran, a déploré M. Golkar. Concentrer son attention sur l’armée – c’est la première politique qu’il faut suivre, parce qu’on a besoin de [l’armée] pour réprimer le peuple. »