Illustration d’un homme en costume portant une oreillette et lisant un texte devant un micro (Département d’État/D. Thompson)
(Département d’État/D. Thompson)

Les médias d’État chinois aimeraient nous faire croire qu’ils sont indépendants et fiables. Mais ce n’est pas le cas.

Beaucoup de ces organes de presse ont pour vocation de diffuser la propagande du Parti communiste chinois (PCC) à travers le monde. Leurs employés sont en réalité rémunérés par le PCC.

Face à ces constats, le secrétaire d’État Michael R. Pompeo a ordonné le plafonnement du nombre d’employés envoyés aux États-Unis par cinq médias d’État chinois. Le chef de la diplomatie américaine a indiqué que ces organismes étaient en fait des « missions étrangères » contrôlées par le gouvernement chinois.

« Contrairement aux organes de presse étrangers en Chine, ces entités ne sont pas des organisations médiatiques indépendantes », a déclaré M. Pompeo, le 2 mars*.

Les cinq organisations concernées sont :

  • Chine Nouvelle (Xinhua).
  • China Global Television Network (CGTN), le bras international de la chaîne centrale de Chine (CCTV).
  • Radio Chine Internationale.
  • China Daily Distribution Corporation.
  • Hai Tian Development USA, le distributeur du Quotidien du Peuple aux États-Unis.

Qu’est-ce qu’une mission étrangère ?

Sont qualifiées de missions étrangères les organisations reconnues comme étant contrôlées par un gouvernement étranger, tels les ambassades et les consulats.

Cette appellation signifie donc, comme pour n’importe quelle autre mission étrangère, que les agences de presse contrôlées par le PCC se doivent de signaler au département d’État quels employés travaillent aux États-Unis et quels bureaux ils possèdent ou louent.

Illustration d’un groupe de personnes regardant un drapeau chinois (Département d’État/D. Thompson)
(Département d’État/D. Thompson)

Ce titre de mission étrangère n’entraîne aucune restriction sur ce que ces organisations peuvent publier aux États-Unis, a clarifié M. Pompeo. « Les États-Unis accueillent depuis longtemps des journalistes étrangers, y compris des journalistes de la RPC, et les laisse travailler en toute liberté et sans les menacer de représailles. »

Le PCC et les médias

L’emprise croissante du PCC sur les médias d’État s’inscrit dans les efforts déployés par le secrétaire général du Parti communiste, Xi Jinping, pour contrôler la population de la Chine et influencer la manière dont les médias traitent les informations à travers le monde.

Par le biais de l’interdiction de certains mots, de la censure sur internet ou d’entreprises technologiques chinoises à l’étranger, Xi a resserré l’étau autour de ce qui peut être dit ou entendu par la population en Chine.

L’an dernier, le gouvernement chinois a jeté en prison plus de journalistes que n’importe quel autre pays du monde.

« Nous exhortons le PCC à respecter immédiatement ses engagements en matière de liberté de la presse », a insisté M. Pompeo.

 

*en anglais