Les navires liés à l’Iran sont exclus du pavillon panaméen

Un pétrolier sur l’océan (© Atta Kenare/AFP/Getty Images)
Un pétrolier iranien au large du port de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran. (© Atta Kenare/AFP/Getty Images)

L’Autorité maritime du Panama (AMP) collabore étroitement avec les États-Unis dans la mise en vigueur des sanctions américaines contre l’Iran. À cette fin, elle a interdit à 59 navires associés à l’Iran de continuer à battre pavillon panaméen. Cette mesure fait que l’Iran aura plus de mal à livrer son pétrole dans des ports du monde entier.

Le 4 février, le président panaméen Juan Carlos Varela a signé un décret exécutif qui donne à l’AMP l’assise juridique nécessaire pour retirer le pavillon du Panama à tout navire lié au financement du terrorisme. L’AMP a par conséquent radié de ses registres 59 navires iraniens en raison de leurs liens au financement du terrorisme et de la menace que cela présente pour la paix et la sécurité internationales. Selon la revue Seatrade Maritime News, les consuls du Panama dans le monde entier ont reçu l’ordre de n’accepter aucun paiement de la part de navires en provenance de l’Iran ou appartenant à ses compagnies maritimes.

Le pavillon panaméen est le plus important du monde, flottant au-dessus de plus de 8 000 navires en mer.

La Compagnie nationale de pétroliers iraniens a immatriculé plus de 50 de ses navires au Panama après que les États-Unis ont levé leurs sanctions en 2016, conformément à la conclusion de l’accord sur le nucléaire iranien. Les États-Unis ont rétabli les sanctions après s’être retirés de cet accord, en mai 2018.

Les pays et les entreprises qui continuent de faire des affaires avec les banques, les compagnies aériennes et maritimes ou d’autres entités iraniennes peuvent être assujettis à des sanctions américaines.