Des « défenseurs de la liberté » qui s’acquittent d’une « mission inestimable … sous des pressions constantes » : c’est le coup de chapeau que le secrétaire d’État John Kerry a tiré aux journalistes  à l’occasion de l’inauguration des nouveaux locaux du Washington Post, en janvier*.

Ses propos étaient particulièrement lourds de sens quand on se rappelle que ce quotidien a été celui qui a révélé l’affaire du Watergate, à l’origine de la démission du président Richard Nixon. Le Washington Post a prouvé que « pas même un président des États-Unis n’est au-dessus de la loi ».

John Kerry salue un auditoire assis (Département d’État)
Le secrétaire d’État John Kerry salue des journalistes du Washington Post à son entrée au nouveau siège du quotidien. (Département d’État)

Le rempart de la vérité

« Relayer la vérité est un service public, a affirmé le secrétaire d’État. Le silence permet à la criminalité et à la corruption d’entraîner la putréfaction de pays tout entiers ». C’est pour cette raison que les États-Unis soutiennent dans 30 pays des programmes à l’appui de l’indépendance des médias.

« Un pays sans presse libre et indépendante n’a ni de quoi se vanter, ni de leçons à donner, ni aucun moyen de réaliser son potentiel », a souligné John Kerry.

Le danger guette les journalistes

Trop souvent de nos jours, les journalistes se trouvent confrontés à des dangers, a relevé le secrétaire d’État. Au cours de l’année écoulée, 71 membres des médias ont été tués et près de 200 emprisonnés.

John Kerry a saisi l’occasion de saluer Jason Rezaian, le reporter du Washington Post qui a été relâché par les autorités iraniennes après 545 jours de détention. Il a également énuméré les dangers auxquels les journalistes font face à notre époque.

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*en anglais