Les violations chroniques des droits de l’Homme par la Chine se poursuivent

Une femme assise près d’une fenêtre cachée par un rideau (© Fred Dufour/AFP/Getty Images)
Pu Wenqing, la mère du dissident chinois emprisonné Huang Qi, en photo ici à Beijing, en 2018. Les autorités chinoises lui ont refusé le droit de voir ou de parler à son fils. (© Fred Dufour/AFP/Getty Images)

Des critiques sur Twitter contre le gouvernement chinois : c’est ce qui a mené devant la justice Zhang Jialong, un ancien journaliste et militant contre la censure, en mai 2019.

Les autorités chinoises l’auraient accusé de « chercher querelle* et provoquer des troubles ». Zhang Jialong n’est que le dernier en date des victimes du Parti communiste chinois et de ses arrestations récurrentes de journalistes, d’avocats et de militants des droits de l’Homme, dans une logique incessante de violations des droits de l’Homme et de censure.

La CECC, une commission américaine bipartite composée de membres du Congrès et de hauts responsables du gouvernement, a appelé à la libération immédiate de Zhang Jialong et elle a exhorté le gouvernement chinois à mettre fin à ses « restrictions de plus en plus draconiennes » de la liberté de la presse et de la liberté d’expression. Cette commission créée par le Congrès des États-Unis a pour mission d’observer la situation des droits de l’Homme et de l’État de droit en Chine.

La Déclaration universelle des droits de l’Homme interdit formellement toute atteinte à la liberté d’opinion et d’expression. Non seulement la Chine est  signataire de ce document, mais elle a participé à son élaboration en 1948.

Les journalistes

Le Parti communiste chinois contrôle d’une main de fer les médias et la propagande. À tel point qu’en 2019, la Chine a battu le record des pays qui emprisonnent le plus de journalistes.

Un homme assis sur un fauteuil, en train de travailler à un ordinateur portable posé sur une table basse (© Gillian Wong/AP Images)
Sur cette photo de 2012, Huang Qi travaille sur son ordinateur chez lui, à Chengdu, en Chine. (© Gillian Wong/AP Images)

Le journaliste citoyen Huang Qi a fait les frais de cette politique : l’an dernier, il a été condamné à 12 mois de prison après avoir mis au jour sur son site, 64 Tianwang, la corruption du gouvernement.

Le secrétaire d’État Michael R. Pompeo a dénoncé le refus par la République populaire de Chine de laisser la mère de Huang Qi, âgée de 86 ans, voir son fils gravement malade.

« Nous exhortons la RPC à libérer Huang, à faciliter leur réunion et à mettre fin à sa répression de la liberté d’expression », déclare le chef de la diplomatie américaine dans un tweet du 3 mai dernier.

Les défenseurs des droits de l’Homme

Une femme aux cheveux ras, entourée de policiers (© Mark Schiefelbein/AP Images)
Des policiers encerclent Li Wenzu, la femme de l’avocat chinois défenseur des droits de l’Homme Wang Quanzhang, alors qu’elle tente de remettre une pétition contre la façon dont son mari est traité par les autorités, à Beijing, en 2018. (© Mark Schiefelbein/AP Images)

La Chine s’en prend depuis des années aux avocats des droits humains. En 2015, par exemple, la RPC a arrêté plus de 300 avocats et collaborateurs juridiques qui défendent les droits de l’Homme, souligne le dernier rapport du département d’État sur les droits de l’Homme*.

Les États-Unis appellent à la libération des « citoyens chinois détenus simplement parce qu’ils ont exercé leurs droits humains et leurs libertés fondamentales dans la quête d’une société plus équitable et juste », a fait savoir le département d’État en avril*.

 

Mise à jour d’un article publié le 1er juin  2020.

 

*en anglais