M. Pompeo annonce des aides supplémentaires pour renforcer la sécurité dans le bassin Indo-Pacifique

Deux personnes transportant des baluchons d’un bateau en eau peu profonde (© Chuck Biggar/Alamy)
Le nouveau financement en matière de sécurité fourni par les États-Unis au bassin Indo-Pacifique comprend un nouveau programme pour le golfe du Bengale. (© Chuck Biggar/Alamy)

Dans le cadre de sa tournée en Asie, le secrétaire d’État américain, Mike Pompeo, a annoncé l’octroi de près de 300 millions de dollars « pour renforcer la coopération en matière de sécurité » dans le bassin Indo-Pacifique, une région qui s’étend de l’Inde à l’océan Pacifique.

Le secrétaire d’État a déclaré que ce nouveau financement servirait surtout à « renforcer la sécurité maritime, développer l’aide humanitaire, accroître les capacités de maintien de la paix et intensifier les programmes visant à contrer les menaces transnationales ».

L’aide destinée à la sécurité financera divers projets dans la région, y compris au Bangladesh, dans les Îles du Pacifique, en Indonésie, en Mongolie, au Népal, aux Philippines, au Sri Lanka et au Vietnam.

La somme couvrira également une initiative dans le golfe du Bengale, dont les voies maritimes relient l’océan Indien à l’Asie de l’Est. Avec d’autres pays, notamment l’Inde, le Bangladesh et le Sri Lanka, les États-Unis échangeront des données relatives au transport maritime commercial dans le but d’améliorer la sécurité et de réagir aux menaces émergentes.

M. Pompeo assis à un bureau devant un microphone (Département d’État)
Le secrétaire d’État Mike Pompeo à Singapour, où il a énoncé des initiatives américaines à l’intention du bassin Indo-Pacifique. (Département d’État)

Le discours du chef de la diplomatie américaine était le deuxième d’une série de déclarations visant à présenter l’engagement des États-Unis dans le bassin Indo-Pacifique. La première tranche, annoncée le 30 juillet, comportait entre autres 113 millions de dollars en aide économique américaine à la région. Une somme que le secrétaire d’État a qualifiée « d’acompte sur l’ère nouvelle de l’engagement économique américain en faveur d’un bassin Indo-Pacifique libre et ouvert ».

Pompeo se trouvait en Asie pour participer au 51e sommet de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (ASEAN). L’ASEAN* a été créée en août 1967 par cinq pays qui souhaitaient collaborer pour mieux relever les défis en Asie du Sud-Est. Aujourd’hui, l’association compte dix États membres.

Forger des partenariats

Dans le cadre de cette initiative, les États-Unis contribueront à l’élaboration de programmes qui fourniront aux pays de la région une vue plus claire des côtes et des mers. Ces systèmes « de vigilance des domaines maritimes » comporteront des aéronefs et des bateaux avec et sans équipage, et permettront d’améliorer les capacités des pays en matière de recherche et sauvetage consécutivement à la survenue de catastrophes.

Les États-Unis formeront aussi des partenariats avec des pays de la région dans le but de mettre un terme à la traite des personnes et au trafic des stupéfiants, et de renforcer l’état de droit. D’ores et déjà, les États-Unis apportent leur concours à certains pays par le biais des programmes dits « de passagers de surveillance ». Ces programmes permettent à des agents de l’application des lois d’un pays côtier de monter à bord de navires américains pour pouvoir ensuite traduire en justice les responsables d’activités illégales dans « les zones économiques exclusives » de leurs pays respectifs.

« Nous souhaitons voir l’ASEAN continuer à occuper une place centrale dans la région Indo-Pacifique », a déclaré M. Pompeo.

 

*en anglais