Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, a annoncé l’octroi d’une aide humanitaire supplémentaire de près de 56 millions de dollars aux pays qui soutiennent la réponse régionale à la crise au Venezuela. En outre, il a présenté de nouvelles sanctions visant des éléments alignés sur le régime illégitime de l’ex-président Nicolas Maduro.

« Ce sont la dictature et la démocratie qui s’affrontent au Venezuela », a déclaré le vice-président américain* le 25 février devant le Groupe de Lima, en Colombie. « Il est absolument inadmissible que Maduro ait bloqué des centaines de tonnes de secours destinés aux personnes démunies au Venezuela. »

Des gens en uniforme au milieu d’une rue (© Ivan Valencia/AP Images)
Des soldats de Maduro bloquent la frontière entre le Brésil et le Venezuela, le 23 février. (© Ivan Valencia/AP Images)

Violence à la frontière

Au cours du week-end des 23 et 24 février, les forces loyales à Maduro ont ouvert le feu sur des milliers de personnes qui avaient répondu à l’appel du président vénézuélien par intérim, Juan Guaido, et s’étaient rassemblées pour réclamer l’entrée de l’aide humanitaire au Venezuela. Des centaines de personnes ont été blessées, et cinq personnes au moins ont été tuées, a déploré Mike Pence.

« Les évènements des deux derniers jours n’ont fait que renforcer notre détermination », a-t-il ajouté. C’était « l’acte désespéré d’un tyran. »

Des camions et des barils calcinés sur un pont (© Fernando Vergara/AP Images)
Des camions incinérés qui faisaient partie d’un convoi humanitaire censé franchir la frontière avec le Venezuela sont abandonnés sur le pont Paula Santander à Cucuta, en Colombie, le 23 février. (© Fernando Vergara/AP Images)

Les fournitures bloquées à la frontière étaient destinées aux millions de Vénézuéliens qui, après des années de corruption et de mauvaise gestion par le gouvernement Maduro, sont confrontés à de graves pénuries de nourriture et de médicaments.

Un supplément d’aide et de nouvelles sanctions

Depuis l’année budgétaire 2017, les États-Unis ont déboursé plus de 195 millions de dollars*, dont plus de 152 millions au titre de l’aide humanitaire, pour apporter une aide vitale aux Vénézuéliens et aux communautés touchées et pour appuyer les efforts des pays qui accueillent des Vénézuéliens ayant fui le chaos dans leur pays.

Des gens, dont un homme avec un enfant dans les bras, traversant un cours d’eau (© Fernando Vergara/AP Images)
Des Vénézuéliens traversent la rivière Tachira pour entrer en Colombie près du pont Simon-Bolivar à La Parada, en Colombie, le 25 février (© Fernando Vergara/AP Images)

Pence a par ailleurs souligné que les États-Unis ne se contentaient pas de soulager les souffrances des Vénézuéliens avec de l’aide humanitaire. Ils accentuent également la pression sur Maduro et ses partisans en imposant des sanctions contre quatre gouverneurs qu’ils estiment responsable de la corruption endémique et du blocage de l’acheminement de l’aide humanitaire.

« Tout en étant solidaires avec le peuple vénézuélien, nous continuerons à tenir tête à tous ceux qui l’oppriment », a martelé le vice-président américain.

Un effort international

Le Groupe de Lima (GL) est une organisation composée de 14 pays d’Amérique du Nord, centrale et du Sud, qui se sont réunis en 2017 pour tenter de résoudre la crise au Venezuela. Bien que les États-Unis ne soient pas membres du Groupe de Lima, M. Pence a été invité à assister à la réunion et il a salué les efforts du groupe pour rétablir la démocratie au Venezuela.

Des gens arrêtés dans une rue, en train de regarder quelque chose hors-cadre (© Rodrigo Abd/AP Images)
Des habitants d’Urena, au Venezuela, observent des agents de la Garde nationale au passage frontalier fermé vers la Colombie, le 25 février. (© Rodrigo Abd/AP Images)

« Le Groupe de Lima est fier de diriger les efforts de l’hémisphère pour dénoncer la descente du régime Maduro dans la dictature », a rappelé M. Pence. Et « grâce en grande partie au pouvoir politique représenté ici aujourd’hui, plus de 50 pays se sont joints à nous pour reconnaître le président intérimaire Juan Guaido comme le seul président légitime du Venezuela. »

« Comme l’a dit un jour Simon Bolivar, “Un peuple épris de liberté finira par être libre” », a conclu M. Pence.

 

*en anglais