La planète se réchauffe, avec tout le cortège de conséquences que cela entraîne. Dans ce contexte, l’adaptation des villes est un enjeu important, qu’il s’agisse de ralentir le changement climatique, de pallier la dégradation de l’environnement ou de favoriser les énergies de remplacement. Et les villes relèvent le défi : elles mettent en place des politiques novatrices, qui sont fréquemment reprises au niveau fédéral et des États. Souvent, ce sont elles qui donnent le ton au reste du pays.

Un groupe de gens à vélo dans une ville (© AP Images)
À Portland, des personnes se rendent au travail à bicyclette (© AP Images)

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Pendant des décennies, l’infrastructure routière aux États-Unis était conçue uniquement pour les voitures. Ce n’est plus le cas. Les villes américaines encouragent aujourd’hui les habitants à se déplacer sur deux plutôt que quatre roues. Pourquoi ? Afin de réduire les émissions de carbone rejetées par les véhicules automobiles. La ville de Portland, dans l’Oregon, a ouvert la voie. Ce n’est pas pour rien qu’on l’appelle la capitale cyclable des États-Unis.

Les habitants ont à leur disposition le plus grand réseau de pistes cyclables du pays, soit plus de 500 kilomètres. Ils peuvent aussi compter sur un « coordinateur-vélo municipal », des cartes gratuites indiquant les véloroutes, de nombreuses aires de stationnement pour deux-roues et même un comptoir réservé aux cyclistes à l’extérieur d’un fast-food local.

Un cycliste tournant un coin de rue (NACTO Flickr)
Un marquage indiquant une voie routière partagée (NACTO Flickr)

Certains employeurs de cette ville de la côte ouest offrent à leur personnel des vestiaires, des récompenses monétaires et d’autres mesures d’incitation pour encourager l’utilisation des deux-roues. À Portland, 7 % des gens choisissent le vélo comme moyen de transport pour aller au travail. Un record, par rapport aux autres villes américaines.

Pour aider les cyclistes à atteindre leur destination, la ville a mis en place toutes sortes de pistes cyclables :

  • Les boulevards à vélos : des rues résidentielles avec des marquages destinés tant aux bicyclettes qu’aux voitures, avec une vitesse limite de 32 km/h ;
  • Les pistes cyclables : des voies entièrement consacrées aux vélos et séparées de celles des voitures par des barrières de béton ou des trottoirs ;
  • Les sharrows : soit « shared arrow », c’est-à-dire « flèche de partage ». Il s’agit là d’un marquage de voie montrant la silhouette d’une bicyclette et deux flèches pointées vers l’avant, ce qui signifie que les vélos et les voitures peuvent tous utiliser la voie en question.

Grâce à toutes ces mesures destinées à faciliter et à encourager l’utilisation des vélos, le nombre de cyclistes dans les rues de Portland a été multiplié par cinq depuis 1990.

Vous voulez en savoir plus sur ce qui se fait dans le monde pour lutter contre le changement climatique ? Suivez le sommet mondial sur le climat, intitulé COP22, du 7 au 18 novembre, sur @US_Center* et utilisez les hashtags #ActOnClimate* et #AskUSCenter*.

 

*en anglais