Obama donne « une seconde chance » à 214 détenus

Le président Obama assis à une table de restaurant avec d'autres personnes (Maison Blanche)
En mars, le président Obama a rencontré d'anciens détenus dont la peine a été commuée. (Maison Blanche)

Le 3 août, Barack Obama a accordé des commutations de peine à 214 détenus de prisons fédérales, une action qui témoigne de sa conviction que « l’Amérique est une nation de secondes chances ».

La quasi-totalité des prisonniers purgeaient des peines pour des délits non violents en lien avec le trafic de stupéfiants. Les autres, peu nombreux, avaient été condamnés pour avoir utilisé une arme à feu quand ils avaient été impliqués dans des affaires de drogue.

« Le droit de grâce, dans notre démocratie, incarne la croyance fondamentale que les gens méritent une seconde chance après avoir commis une erreur qui leur a valu une condamnation en vertu de nos lois », a déclaré le président.

Le président a exprimé son opposition aux lois en matière d’application des peines, remontant à des décennies, qu’il estime « rétrogrades et trop sévères ». Elles ont débouché sur des condamnations excessives et des taux d’incarcération plus élevés qu’ils n’auraient dû l’être. Des prisonniers dont il vient de commuer les peines, 67 % avaient été condamnés à perpétuité.

Par commutation de peine, on entend la substitution d’une peine plus faible à celle qui avait été prononcée à l’origine. Dans le cas présent, la peine des détenus a été remplacée par celle qui leur aurait été infligée s’ils avaient été condamnés en vertu des lois en vigueur aujourd’hui.

La constitution des États-Unis confère au président le pouvoir de gracier les prisonniers incarcérés dans des établissements fédéraux ou de commuer leur peine.

Neil Eggleston, le conseiller juridique de Barack Obama, a fait savoir que le président examine chaque demande de clémence* et qu’il décide au cas par cas de la commutation à accorder. Certains détenus sortiront de prison ; d’autres verront la longueur de leur condamnation réduite.

Depuis son entrée en fonction, Barack Obama a accordé 562 commutations de peine.

 

*en anglais