Partenariat ou extorsion ? Le modèle américain et celui de l’Iran pour le Moyen-Orient

Mike Pompeo s’exprimant aux Nations unies (© Johannes Eisele/AFP/Getty Images)
Le secrétaire d’État Mike Pompeo prend la parole lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU le 20 août 2019, à New York. (© Johannes Eisele/AFP/Getty Images)

Paix et sécurité : c’est la vision de la paix au Moyen-Orient avancée par les États-Unis et des dizaines de partenaires. L’Iran en a une autre : celle de mollahs à Téhéran qui ont recours à la violence pour extorquer des concessions à la communauté internationale.

Le secrétaire d’État des États-Unis, Mike Pompeo, a clairement énoncé la situation lors de propos tenus le 20 août au Conseil de sécurité de l’ONU, à New York. Il a souligné le contraste entre la méthode multinationale fondée sur la coopération, qui est celle du processus de Varsovie, et « la campagne de diplomatie de l’extorsion » menée par le régime iranien.

Le processus de Varsovie vise à renforcer la sécurité maritime, à augmenter l’aide aux réfugiés et à assurer le respect des droits de l’Homme. Plus de 60 États ont participé à la première réunion de ce processus en février, et près de 80 sont invités à prendre part aux rencontres prévues en octobre et en novembre en République de Corée, au Bahreïn, en Pologne et en Roumanie.

« Aucun pays ne sera le sujet de ces discussions », a déclaré M. Pompeo au Conseil de sécurité avant d’ajouter que les pourparlers seront menés en collaboration. « Toutes les nations seront entendues. »

Et l’Iran ? Il a, lui, a intensifié les prises d’otages, la violence et l’extorsion nucléaire.

Rien qu’en juillet, le régime iranien a dépassé les limites sur le stockage et l’enrichissement du combustible nucléaire, a menacé et saisi des pétroliers naviguant dans le détroit d’Ormuz et a testé un missile balistique, faisant fi de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU et mettant en danger ses voisins.

De leur côté, les États-Unis et les autres États membres du processus de Varsovie ont mis à profit la réunion du 20 août aux Nations unies pour discuter de la manière d’accroître les possibilités économiques, de résoudre les crises humanitaires en Syrie et au Yémen, et de faciliter la paix entre Israël et les Palestiniens.

Ces entretiens ont fait suite aux discussions tenues en juin au Bahreïn, lesquelles portaient en priorité sur le plan « Peace to Prosperity », formulé par les États-Unis pour les Palestiniens, accompagné d’une enveloppe de 50 milliards de dollars. Plus récemment, le Royaume-Uni a rejoint l’initiative des États-Unis visant à protéger le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz.

« Voilà le genre d’efforts multinationaux que les États-Unis soutiennent, a ajouté M. Pompeo. Ils sont significatifs. Ils sont efficaces. Et ils représentent les valeurs des sociétés éprises de liberté, et que le Conseil se doit de faire respecter. »