Mike Pence et Peter O’Neill foulant un tapis rouge (© Mark Schiefelbein/AP Images)
Le vice-président Mike Pence, à gauche, avec le Premier ministre de Nouvelle-Guinée Peter O’Neill en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les États-Unis sont le plus gros investisseur dans la région du bassin Indo-Pacifique (© Mark Schiefelbein/AP Images)

« L’engagement des États-Unis envers la zone indopacifique n’a jamais été aussi fort », a déclaré le vice-président Mike Pence le 17 novembre alors qu’il présentait plusieurs initiatives démontrant que les États-Unis sont le meilleur partenaire stratégique et économique de la région.

En tout, l’investissement des États-Unis dans la zone indopacifique dépasse à présent les 1 400 milliards de dollars, soit plus que la Chine, le Japon et la Corée du Sud réunis, a souligné M. Pence lors du sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) à Port Moresby, en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

« L’investissement américain dans la zone indopacifique ne fera que continuer à croître », a-t-il expliqué devant un parterre de responsables économiques, gouvernementaux et commerciaux.

Rien qu’au cours des deux dernières années, les entreprises américaines ont annoncé la création de plus de 1 500 projets, et de nouveaux investissements à hauteur de plus de 61 milliards de dollars à travers la région, a-t-il ajouté.

Un contraste net

Le vice-président a fait l’éloge d’un « commerce libre, équitable et réciproque », et il a prévenu que les États-Unis « tiennent tête aux pays qui emploient des pratiques commerciales déloyales. » Il a également exhorté les autres pays de la zone indopacifique à faire de même.

Deux hommes assistant à une cérémonie d’accueil (© Yong Teck Lim/Reuters)
Le vice-président Mike Pence, à droite, et le Premier ministre de Singapour Lee Hsien Loong à Singapour. Les États-Unis et Singapour ont signé un accord afin de développer la technologie de pointe des smart city (villes intelligentes). (© Yong Teck Lim/Reuters)

« Nous le savons bien, certains proposent des prêts d’infrastructure aux gouvernements dans la zone indopacifique et dans le monde entier. Mais les conditions de ces prêts sont souvent opaques, dans le meilleur des cas. Trop souvent, ils s’accompagnent de contreparties et mènent à des dettes exorbitantes », a-t-il averti.

« Sachez que les États-Unis offrent une meilleure option. »

Le vice-président a souligné le fait que l’investissement américain n’a jamais été prédateur, mais qu’il est au contraire axé sur le développement des deux parties et le maintien des normes les plus élevées.

« Nous ne noyons pas nos partenaires dans une mer de dettes. Nous n’avons pas recours à la contrainte ni ne compromettons votre indépendance », a assuré M. Pence à l’APEC.

« Les sociétés américaines embauchent et forment votre main d’œuvre, en se conformant aux normes les plus élevées. Elles ne servent pas les intérêts d’une capitale lointaine, mais profitent directement à votre pays. »

« Les États-Unis tendent la main dans un esprit d’amitié et de partenariat, en cherchant à collaborer, non pas à contrôler, a insisté M. Pence. Nous n’offrons ni sangle contraignante ni voie à sens unique. »

Parmi les nouveaux accords et projets présentés par le vice-président se trouvent :

  • Un partenariat trilatéral entre les États-Unis, l’Australie et le Japon pour l’investissement dans l’énergie, les infrastructures et les communications.
  • Un investissement à hauteur de plusieurs milliards de dollars par ExxonMobil, l’un des plus gros investisseurs privés en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
  • Le partenariat É.-U.-ASEAN pour les Smart Cities (villes intelligentes), dont le but est de « renforcer la cyber-économie de l’Asie du Sud-Est et faire bénéficier la région du savoir-faire commercial américain ».
  • Un partenariat avec la Papouasie-Nouvelle-Guinée et l’Australie dans le cadre de leur initiative conjointe à la base navale de Lombrum Naval Base, sur l’île Manus.

« Quand vous vous associez à nous, nous nous associons à vous, et tout le monde prospère », a conclu M. Pence.