Poissons, épinards… Des avancées médicales hors du commun [vidéo]

Qu’est-ce que les épinards, les poissons-zèbres et l’impression 3D peuvent bien avoir en commun ? Ils font partie des dernières avancées médicales qui permettront peut-être aux populations du monde entier de vivre plus longtemps et en meilleure santé.

Voici quelques exemples des dernières avancées dans le domaine des technologies de la santé.

Culture de tissu cardiaque

Transformer une feuille d’épinard en tissu cardiaque humain* est presque une réalité. Des chercheurs de l’institut polytechnique de Worcester, au Massachusetts, ont découvert que des cellules humaines peuvent se développer sur la structure veineuse d’une feuille d’épinard et créer un système de vaisseaux fonctionnel.

La vidéo ci-dessous (en anglais) explique le processus.

Ces découvertes sont d’importance, car il est presque impossible de réparer les minuscules réseaux de vaisseaux sanguins qui servent à transporter l’oxygène dans l’organisme.

« Nous avons encore beaucoup de travail devant nous, mais les résultats obtenus jusqu’à présent sont très prometteurs », a déclaré Glenn Gaudette, coauteur de l’étude, au National Geographic.

Des poissons auraient la clé du traitement des problèmes de vue

Des chercheurs s’intéressent aux poissons pour trouver une nouvelle méthode qui permettrait de réparer la rétine. James Patton, de l’université Vanderbilt au Tennessee, a découvert une particularité du poisson-zèbre : s’il devient aveugle, ce petit poisson tropical originaire d’Asie du Sud-Est peut recouvrer la vue.

En découvrant comment les poissons-zèbres parviennent à régénérer leurs rétines, les chercheurs espèrent trouver le moyen de reproduire le processus chez l’homme.

La rétine du poisson-zèbre est quasiment semblable à celle de l’homme*. L’équipe de Patton a découvert un agent chimique prometteur qui expliquerait les pouvoirs de régénération du poisson, et prévoit de tester cette découverte d’abord sur des souris, puis sur l’homme.

Imprimer des organes pour se préparer à une intervention chirurgicale

Des médecins de l’université de Rochester, dans l’État de New York, ont découvert une méthode pour simuler des opérations complexes grâce à des organes imprimés en 3D* qui sont d’excellentes répliques de vrais organes, au niveau visuel ainsi qu’au toucher.

Les chirurgiens se servent des images IRM d’un patient pour imprimer des répliques de ses organes et de ses muscles sur lesquels ils peuvent ensuite s’entraîner. Ils peuvent ainsi s’essayer à des techniques compliquées, et les étudiants en médecine peuvent se faire la main sur des reproductions en hydrogel avant d’opérer sur de vrais patients.

Des chirurgiens et des étudiants en médecine peuvent s’entraîner à pratiquer des opérations sur des organes imprimés en 3D, qui ressemblent visuellement ainsi qu’au toucher aux organes humains. C’est beau la science !

« Les pilotes peuvent utiliser des simulateurs pour s’entraîner des heures durant dans un environnement réaliste, mais il n’y avait pas vraiment d’équivalent pour les chirurgiens* », explique Ahmed Ghazi de l’université de Rochester. Jusqu’à maintenant.

Comment arrêter le plus grand tueur qui sévit dans les hôpitaux

De nouveaux espoirs font leur apparition dans le traitement de la septicémie*, syndrome potentiellement fatal qui se produit lorsque l’organisme endommage ses propres organes en luttant contre une infection. En général, un tiers des patients atteints de septicémie décèdent.

Face à une patiente en situation d’urgence, le docteur Paul Marik du centre hospitalier universitaire Sentara Norfolk, en Virginie, a tenté une nouvelle approche : il a traité la patiente avec un mélange de corticostéroïdes et de vitamine C. Ce traitement inhabituel a fonctionné sur elle, et sur la quasi-totalité de la cinquantaine de patients de Marik, atteints de septicémie.

À l’écoute de @NPR ce matin ? « Un médecin trouve un traitement qui pourrait soigner la septicémie »

Les résultats doivent être confirmés par des études contrôlées*, mais le traitement, dont le coût est sensiblement équivalent à celui d’une dose d’antibiotiques, constitue une étape prometteuse dans le traitement de ce syndrome à l’issue souvent fatale.

Reprogrammation des cellules pour lutter contre les maladies

Les cellules seraient-elles comparables à des ordinateurs ? Des chercheurs sont parvenus à faire répondre des cellules à des instructions logiques* en « programmant » une protéine qui coupe, déplace et répare des brins d’ADN.

Des chercheurs de la Boston University ont piraté une cellule et trouvé une façon de la reprogrammer comme un ordinateur

Des laboratoires pharmaceutiques utilisent ce procédé pour entraîner des cellules immunitaires à mieux détecter les tissus cancéreux.

Le 7 avril est la Journée mondiale de la santé.

 

*en anglais