Mike Pompeo et le président colombien, Ivan Duque, en train de marcher avec des gens autour d’eux (© Rafael Hernandez/dpa picture alliance/Getty Images)
Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, avec le président colombien, Ivan Duque (à droite), sur le pont international Simon Bolivar à Cucuta. (© Rafael Hernandez/dpa picture alliance/Getty Images)

Le secrétaire d’État, Mike Pompeo, a conclu quatre jours de déplacement en Amérique du Sud avec une escale à Cucuta, en Colombie, un important point d’entrée et de transit pour les Vénézuéliens qui fuient la crise dans leur pays.

Le secrétaire d’État, rejoint à Cucuta par le président colombien Ivan Duque et la vice-présidente Marta Lucia Ramirez, a visité le centre d’aide transitoire pour les migrants, un centre d’accueil pour les migrants et les réfugiés vénézuéliens.

M. Pompeo s’est également rendu sur le pont international Simon Bolivar, que des dizaines de milliers de Vénézuéliens ont traversé, et a visité un hangar où de l’aide vitale est stockée en attendant de pouvoir être acheminée et distribuée à ceux qui sont dans la misère au Venezuela.

Dans une déclaration commune*, Messieurs Pompeo et Duque ont abordé la question du refus de Nicolas Maduro d’autoriser l’entrée de l’aide américaine au Venezuela. « M. Maduro, ouvrez ces ponts, ouvrez ces frontières », a martelé M. Pompeo, invoquant la requête de l’ancien président Ronald Reagan, adressée en 1987 au dirigeant soviétique Mikhaïl Gorbatchev. « Vous pouvez mettre fin à tout cela aujourd’hui », a ajouté M. Pompeo.

Les États-Unis ont prépositionné à Cucuta 208 tonnes d’aide d’urgence (principalement de la nourriture, des médicaments et d’autres fournitures) en vue de la distribuer au Venezuela. Le 10 avril, le vice-président Mike Pence a annoncé que les États-Unis alloueraient près de 61 millions de dollars supplémentaires en aide humanitaire. (Les États-Unis ainsi que plus de 50 autres pays soutiennent le président par intérim Juan Guaido.)

Ivan Duque a affirmé le soutien de la Colombie à la politique américaine. « Toutes les sanctions – les sanctions politiques, les sanctions économiques et les sanctions diplomatiques – doivent être utilisées pour isoler la dictature et permettre la transition au Venezuela », a-t-il déclaré.

À Cucuta, j’ai vu l’aide fournie par le gouvernement colombien, des ONG et les partenaires américains aux Vénézuéliens qui fuient la misère alors qu’ils rêvent d’un Venezuela prospère, libre et stable. Un retour complet à la démocratie est la seule possibilité d’avenir.

 

*en anglais