Portrait de 6 travailleurs de la santé sur les lignes de front de la COVID-19 [vidéo]

Devant les souffrances causées par la pénurie de personnel de santé dans de nombreuses régions du monde en pleine pandémie de COVID-19, Dareen, qui a fait des études d’infirmière au Caire grâce à une bourse de l’USAID, comprend encore mieux la valeur ajoutée qu’elle apporte en tant que professionnelle de la santé.

En finançant la formation des travailleurs médicaux et en fournissant des ressources aux hôpitaux, les investissements de l’USAID dans le domaine de la santé font que le monde est mieux placé pour réagir à l’émergence de maladies infectieuses, comme celle que nous combattons aujourd’hui.

Le gouvernement américain, qui aide ses partenaires dans la lutte contre la COVID-19, reste le donateur le plus généreux du monde.

Dareen et cinq autres travailleurs de la santé qui ont bénéficié d’un soutien de l’USAID et sont maintenant aux premières lignes de la lutte contre le nouveau coronavirus nous livrent leurs réflexions. (La deuxième vidéo est en espagnol, et les autres en anglais.)

Une agente de santé communautaire en Inde

Ranita Maibam est agente de santé communautaire à Manipur, en Inde. Elle fait partie des milliers de travailleurs de la santé, dans tout le pays, qui travaillent 24 heures sur 24 pour enrayer l’épidémie de nouveau coronavirus.

La formation virtuelle dispensée par l’USAID l’a armée des connaissances dont elle a besoin pour lutter contre la COVID-19. Aujourd’hui, pour sensibiliser la population, elle organise des démonstrations de lavage des mains, explique le mode de transmission du nouveau coronavirus et distribue des savonnettes ainsi que des masques en tissu.

« Je suis fière d’être infirmière, de jouer un rôle et d’assumer des responsabilités de leader, de mentor, de collaboratrice, d’éducatrice, d’innovatrice », se félicite-t-elle.

Depuis mars 2020, l’USAID a formé près de 40 000 travailleurs de la santé à la prévention de la COVID-19 et à la lutte contre cette maladie dans les 12 États de l’Inde où elle met en œuvre des programmes, dont bénéficient directement 2,5 millions de personnes.

Une infirmière en Colombie

Jenny Esperanza Peña Guerrero est infirmière au centre hospitalier universitaire Erasmo Meoz de Cucuta, en Colombie.

Vu son emplacement à la frontière du Venezuela, Cucuta a été identifiée comme une zone critique pour le traitement des personnes atteintes de la COVID-19. Le C.H.U. était prêt à faire face à l’afflux de patients grâce aux tentes que l’USAID lui a fournies et qui lui ont permis de s’agrandir.

« Je crois que nous avons été la première institution à être sur le pied de guerre grâce à l’USAID », déclare Jenny.

L’USAID continue de soutenir les efforts déployés par la Colombie en vue d’améliorer la santé des collectivités le long de la frontière avec le Venezuela.

Responsable de la veille sanitaire en Afghanistan

Le docteur Hizbullah Jalil dirige l’équipe du ministère afghan de la Santé publique qui enquête sur les cas présumés de COVID-19 à Kaboul. « C’est un privilège pour moi de servir mes compatriotes pendant cette période difficile, souligne-t-il. Je continuerai de travailler d’arrache-pied tant qu’il restera ne serait-ce qu’un patient atteint de la COVID-19. »

L’année dernière, il a été l’un des six médecins afghans envoyés en Inde pour suivre une formation sur les maladies infectieuses dans le cadre du projet de système de détection précoce des maladies que mène l’USAID. Les six médecins apportent maintenant leur concours au ministère de la Santé publique dans sa réponse à la COVID-19. « Mes études et la formation au leadership dispensée grâce au programme de bourses de l’USAID m’ont préparé pour ce moment », affirme-t-il.

En avril, alors qu’il enquêtait sur les cas suspects (jusqu’à 80 par jour), le docteur Jalil a été testé positif à la COVID-19. « Heureusement, après trois semaines en quarantaine, je suis de nouveau sur le terrain, aux côtés de mes collègues, pour lutter contre cette maladie mortelle et secourir nos compatriotes », ajoute-t-il.

Un chirurgien doublé d’un innovateur en Israël

 

Le docteur Yoav Mintz est chirurgien au centre médical Hadassah Ein Kerem de Jérusalem. Avec le soutien de l’USAID, son équipe a mis au point un ventilateur open source qui sauve des patients atteints de la COVID-19.

« Nous avons créé cet appareil de ventilation en open source, en faisant le choix d’utiliser des pièces bon marché et disponibles en temps de crise », explique le docteur Mintz.

Dès lors, les équipes médicales à l’étranger peuvent télécharger le code open source pour développer leurs propres ventilateurs. Ces travaux n’auraient pas été possibles sans le concours de l’USAID.

La Première vice-ministre de la Santé de la Géorgie

La docteure Tamar Gabunia est une responsable du ministère géorgien de la Santé qui travaille avec les prestataires de soins médicaux pour les aider à combattre la COVID-19 en Géorgie. Elle attribue l’amélioration du système de santé et de l’infrastructure de veille sanitaire du pays au soutien de l’USAID ces 15 dernières années.

« Maintenant, nous comptons sur les travailleurs de la santé qui ont bénéficié de nombreuses formations utiles et de haute qualité dans le cadre des programmes financés par l’USAID », fait-elle observer. Antérieurement, la docteure Gabunia a travaillé avec cette agence du gouvernement américain pendant huit ans en Géorgie et dans d’autres pays, dont le Cambodge, les Philippines, le Vietnam et l’Ukraine. « Je me réjouis maintenant de pouvoir mettre cette expérience à profit dans mon pays », ajoute-t-elle.

« Mon expérience acquise avec l’USAID m’a aidée à comprendre combien il est important de donner aux gens les aptitudes et les compétences nécessaires pour qu’ils puissent prendre soin d’eux-mêmes et créer des populations résilientes », conclut-elle.

Une infirmière en Égypte

Dareen est infirmière en internat à l’hôpital Nile Badrawi du Caire. Elle a suivi des cours de soins infirmiers grâce à une bourse de l’USAID, qui lui a notamment permis de se familiariser avec la gestion de situations difficiles.

Aujourd’hui, elle est en première ligne face à la bataille contre la COVID-19 à l’hôpital. « Ce que je fais pour lutter contre la COVID-19, c’est aider à gérer les cas suspects, à les diagnostiquer et à les isoler », explique-t-elle.

La formation qu’elle a suivie grâce à la bourse l’a préparée non seulement à prendre soin des patients, mais aussi à tenir le coup face à une crise.

« Dans des moments comme celui-ci, tout le stress et la pression peuvent faire craquer les gens, ajoute-t-elle. Les séances de formation au leadership que j’ai suivies grâce à ma bourse m’ont appris l’importance de la pleine conscience et de la gratitude pour les bonnes choses qu’on a dans la vie, et ça m’a aidée à me ressaisir et à préserver ma santé mentale pour que je puisse continuer de m’occuper de mes patients. »

L’article original de l’USAID (en anglais) a été publié sur Medium.