Pour des sols en bonne santé, labourez tout doux ou pas du tout

Du maïs cultivé dans un champ (USDA)
Une méthode de labour de plus en plus populaire consiste à laisser les résidus des récoltes de l’année précédente en guise de couverture sur le tiers du sol. (USDA)

Comment maximiser les ressources en eau et améliorer le sol ? Deux grandes questions pour les agriculteurs, qui s’efforcent de s’adapter aux effets du changement climatique. Pour un nombre croissant d’entre eux, la réponse passe par l’agriculture de conservation, une pratique qui consiste, entre autres, à labourer le moins possible.

Au lieu de perturber la couche arable en remuant la terre en profondeur après les récoltes, ils laissent sur place les résidus, tels que les pieds de maïs ou les chaumes de blé. Cette couverture aide le sol à retenir l’humidité, un plus pour les cultures en période de sécheresse. Mais ce n’est pas le seul avantage de l’agriculture de conservation :

  • elle réduit l’érosion du sol jusqu’à 60 %, suivant les pratiques de labour utilisées et la surface de la couverture du sol, les champs se trouvant protégés de la pluie et du vent ;
  • elle favorise la production de matières organiques ;
  • elle réduit l’utilisation de tracteurs, d’où des économies de carburant ;
  • elle limite la pollution atmosphérique due à la poussière et aux émissions de diesel ;
  • elle atténue les problèmes de compactage des sols, qui entravent la croissance des cultures.

L’agriculture de conservation à labour minimum, accompagnée de la rotation des cultures et du recours à des cultures de couverture, a fait ses preuves, comme le montre, par exemple, une étude de cas en Tanzanie* menée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) : après six campagnes agricoles, les rendements étaient passés de 3 sacs de maïs et de 1 ou 2 sacs de haricots à 30 sacs de maïs et à 10 sacs de haricots par acre (0,4 ha).

 

*en anglais