John J. Sullivan (à droite) en train de parler avec Craig Faller (Jose Ruiz/U.S. Southern Command Public Affairs)
Le secrétaire d’État adjoint John J. Sullivan est accueilli par l’amiral Craig Faller, commandant de l’U.S. Southern Command (Jose Ruiz/U.S. Southern Command Public Affairs)

Les États-Unis et leurs voisins des Caraïbes sont liés non seulement par la géographie, mais aussi « par une histoire commune, des intérêts communs et des liens sociaux profonds », a déclaré le secrétaire d’État adjoint, M. John J. Sullivan.

Dans son intervention le 12 avril lors de la réunion ministérielle entre les États-Unis et les pays des Caraïbes consacrée au partenariat pour encourager la résilience et qui s’est tenue à Miami, M. Sullivan a souhaité la bienvenue* aux représentants de 18 pays de la région, d’organisations qui participent aux opérations de secours en cas de catastrophes naturelles et de diverses agences gouvernementales américaines.

La réunion avait été convoquée pour donner aux experts régionaux l’occasion de partager leurs idées sur la gestion des catastrophes naturelles en prévision de la saison des ouragans dans l’Atlantique (qui dure de juin à novembre). M. Sullivan a souligné que l’engagement des États-Unis dépassait le simple cadre de la réponse aux catastrophes naturelles. Ensemble, les États-Unis et leurs alliés dans les Caraïbes s’emploieront à « renforcer leur résilience et, en fin de compte, à sauver des vies et des moyens de subsistance », a-t-il déclaré.

Une collaboration soutenue dans les interventions en cas de catastrophes naturelles et en matière de résilience nécessite le renforcement à l’échelon régional de la prospérité, de la sécurité, des soins de santé, de l’éducation et de l’infrastructure énergétique, a argumenté le haut responsable. Sur tous ces plans, les États-Unis sont résolus à coopérer largement et à long terme avec les pays des Caraïbes.

Évoquant les ravages causés par les ouragans Harvey, Irma et Maria qui ont frappé plusieurs villes côtières des États-Unis en 2017, M. Sullivan a rappelé que les ouragans ne connaissent pas de frontières. Les États-Unis, a-t-il dit, doivent être en mesure de faire front aux catastrophes naturelles qui frappent leur pays, tout en aidant leurs voisins à bien se préparer aux futures tempêtes.

Le resserrement des relations civiles et militaires, forgées dans le cadre de l’exercice annuel Tradewinds, renforcera la préparation régionale, a-t-il affirmé.

Tradewinds, un entraînement axé sur les Caraïbes et conçu pour améliorer les interventions en cas de catastrophes naturelles ainsi que les réponses face aux menaces terrestres et maritimes, fait intervenir des militaires et du personnel d’organismes de sécurité américains qui travaillent avec des homologues de plus de 20 pays partenaires.

Quand la situation l’exigera, a indiqué M. Sullivan, les États-Unis coopéreront étroitement avec leurs voisins dans le domaine de l’aviation civile et du sauvetage. Le secrétaire d’État adjoint s’est également engagé à renforcer les partenariats en matière de prévisions météorologiques, de cartographie des ondes de tempête, de planification de la résilience énergétique et de programmes communautaires ciblés.

De l’avis du haut fonctionnaire, la tâche aujourd’hui consiste à soutenir les efforts existants et à explorer de nouveaux axes de collaboration. Le partenariat entre les États-Unis et les Caraïbes s’inscrit dans la durée, a-t-il affirmé.