Washington offre 15 millions de dollars en échange d’informations sur le réseau terroriste iranien

Le gouvernement Trump offre jusqu’à 15 millions de dollars en échange d’informations susceptibles de perturber les sources de financement du terrorisme iranien.

Plus précisément, la récompense offerte par le programme Récompenses pour la justice (RFJ) du département d’État porte sur des renseignements liés au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), une branche du régime islamiste en Iran que les États-Unis ont inscrite sur la liste des organisations terroristes en avril dernier.

« Nous avons pris cette mesure parce que le CGRI opère plus comme une organisation terroriste que comme un gouvernement », a déclaré à la presse le représentant spécial pour l’Iran, Brian Hook, le 4 septembre. C’est la première fois que le programme RFJ du département d’État cible une entité d’un gouvernement étranger, a-t-il ajouté.

Principalement par l’intermédiaire de sa force Qods, le CGRI perpétue et dirige les campagnes terroristes mondiales dangereuses et déstabilisatrices de Téhéran.

Lancé en 1984, le programme Récompenses pour la justice a versé plus de 150 millions de dollars à plus de 100 personnes qui ont fourni des informations ayant mené à des poursuites contre des terroristes ou ayant permis de déjouer des attentats.

Les États-Unis recherchent des informations sur des personnes ou des entreprises qui aident le CGRI à échapper aux sanctions, notamment un vaste réseau du CGRI qui a fourni au cours des derniers mois pour plus d’un milliard de dollars de pétrole brut et d’autres carburants en soutien à Bachar Al-Assad, le président syrien, au Hezbollah et à d’autres acteurs malveillants.

« L’Iran veut que ces groupes étendent les frontières de la révolution du régime et sèment le chaos et la violence sectaire », a affirmé M. Hook.

Deux hommes armés marchant sur le pont d’un navire (© Morteza Akhoondi/Mehr News Agency/AP Images)
Des membres du CGRI iranien inspectent le Stena Impero, un pétrolier battant pavillon britannique que le régime a saisi en juillet. (© Morteza Akhoondi/Mehr News Agency/AP Images)

Des hauts fonctionnaires américains ont également annoncé des sanctions contre le réseau de transport maritime, ciblant 16 entités, 10 personnes et 11 navires. Ils ont mis en garde la communauté internationale des transporteurs maritimes, leur signalant que le CGRI déguise souvent ses cargaisons. Il utilise des méthodes frauduleuses, comme le fait de falsifier des documents et d’éteindre les transpondeurs des navires, en violation du droit international.

« L’exportation de pétrole par l’Iran finance directement des actes de terrorisme perpétrés par des mandataires iraniens ainsi que des atrocités commises par le régime d’Assad contre des innocents », a dénoncé Sigal Mandelker, sous-secrétaire au Trésor chargée des dossiers liés au terrorisme et aux renseignements financiers, dans un communiqué du 4 septembre. « La communauté internationale doit rejeter avec véhémence le pétrole iranien et les autres produits pétroliers de la même manière qu’elle rejette les actes de violence terroristes que ces réseaux financent. »