Mike Pompeo and President Trump (© Olivier Douliery/Getty Images)
Le secrétaire d’État Mike Pompeo, à gauche, écoute le président Trump. (© Olivier Douliery/Getty Images)

Le président Trump a retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en mai et déclaré que les États-Unis réimposeraient des sanctions contre l’Iran après une période de transition de 180 jours. Le 7 août, les sanctions des États-Unis frappant le secteur automobile de l’Iran, son commerce de l’or et d’autres métaux précieux ainsi que le rial, la devise iranienne, ont été rétablies.

La deuxième série de sanctions, qui entrera en vigueur le 5 novembre, visera les domaines suivants :

  • les opérateurs portuaires et les secteurs de l’énergie, du transport maritime et de la construction navale de l’Iran ;
  • les transactions liées au pétrole iranien ;
  • les transactions d’institutions financières étrangères avec la Banque centrale de l’Iran.

Elle réimposera des sanctions contre des centaines d’individus, d’entités, de navires et d’aéronefs qui avaient été précédemment visés.

« Les États-Unis entendent pleinement faire respecter toutes leurs sanctions, et nous travaillerons en étroite collaboration avec les pays qui font des affaires avec l’Iran de façon à assurer le plein respect de ces sanctions », a déclaré le président le 6 août*. « Les individus ou les entités qui n’œuvreront pas pour mettre fin à leurs activités avec l’Iran risquent de subir de graves conséquences. »

Son gouvernement a imposé 17 séries de sanctions liées à l’Iran, désignant 145 sociétés et individus, a rappelé M. Trump. Le président a retiré les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien le 8 mai parce que l’accord n’a pas mis fin une fois pour toutes aux ambitions nucléaires de l’Iran ni restreint ses autres activités hostiles. Le régime iranien exploite le système financier mondial pour promouvoir le terrorisme, soutenir des régimes brutaux, déstabiliser la région et bafouer les droits de l’Homme de son peuple.

Tenir les gouvernements et les entreprises responsables

En vertu du Plan d’action global conjoint (JCPOA, Joint Comprehensive Plan of Action, le nom de l’accord sur le nucléaire iranien), les États-Unis et les autres pays signataires permettaient aux sociétés hors des États-Unis d’entretenir des relations commerciales avec l’Iran sans s’exposer à des sanctions.

Entre l’annonce du rétablissement des sanctions et la date de leur entrée en vigueur, les personnes physiques et morales affectées devront cesser leurs activités commerciales avec l’Iran. Faute de quoi, elles s’exposeront à des sanctions.

« Nous avons conscience du fait que notre réimposition de sanctions et la campagne de pression à venir sur le régime iranien causeront des difficultés financières et économiques à un certain nombre de nos amis », a reconnu le secrétaire d’État Mike Pompeo en mai lorsqu’il a annoncé une nouvelle stratégie à l’égard de l’Iran. « En fait, cela impose des défis économiques aux États-Unis également. Il s’agit de marchés sur lesquels nos entreprises voudraient bien être présentes aussi. Et nous souhaitons entendre leurs préoccupations. Mais nous demanderons des comptes à ceux qui se livrent en Iran à des activités commerciales interdites. »

Au mois de juillet, plus d’une cinquantaine de sociétés internationales avaient fait part de leur intention de se retirer du marché iranien, en particulier dans les secteurs de l’énergie et de la finance.

L’administration Trump a averti les gouvernements et le secteur privé des risques que pose la poursuite de relations commerciales avec l’Iran tout en soulignant que les actions prises par les États-Unis visent le gouvernement iranien.

« Nos sanctions ne ciblent pas maintenant, et n’ont jamais ciblé, les biens humanitaires », a insisté Brian Hook, un haut responsable du département d’État, lors d’un briefing  en juillet*. « Nos sanctions font pression sur le régime iranien pour l’amener à changer de comportement et elles ne ciblent pas le peuple iranien. »

Le gouvernement américain travaille avec ses alliés pour faire pression sur le régime iranien afin de parvenir à un arrangement sur le nucléaire qui soit capable de bloquer toutes les voies menant à une arme nucléaire et de s’attaquer à d’autres activités dangereuses.

 

*en anglais